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lundi 22 août 2016

LES JEUDIS DE NIMES

Par le fait du hasard nous nous sommes trouvés à Nîmes un jeudi soir d'été.
Nous avons découvert, au cœur de la vieille cité gardoise une animation tous azimuts, véritable défi à la morosité ambiante ressassée en permanence par les médias.

Il ne s'agit pas de politique, il s'agit simplement d'observer les visages des gens dans la rue, les uns dégustent des vins de la région place de l'Abbé Pierre, d'autres dansent le tango ou la salsa sur une la place du Chapitre, d'autres encore cherchent des livres ans les étals des bouquinistes et puis bien sûr il y a ceux qui font du shopping ou qui dînent en terrasse des centaines de cafés et restos nîmois.
Moi, ce que j'ai préféré, ce sont les concerts : une excellent orchestre de Jazz "No Vibrato" sur la place la Maison carrée malheureusement quelque peu inaudible dans le brouhaha des terrasses de café, une chanteuse à la voix exceptionnelle Olympe Assohoto en trio sur la place de l'Horloge, un orchestre flamenco au coin d'une rue...
Le tout sous un ciel de pleine lune et dans une ambiance bon enfant mêlant toutes les générations.


Photo GM
 

Les gens ont à l'évidence besoin de se retrouver, d'écouter de la musique, de discuter, de boire un coup ensemble. Des besoins simples dans un monde de plus en plus contrôlé, agressif dominé par l'argent ! Attention, Nîmes n'est pas un modèle loin de là, ce que je retiens c'est le constat que j'ai pu faire en observant les gens dans les rues, un besoin de partage, de convivialité, un besoin d'être ensemble.

JAZZ EN HERBE A TOURNUS : 30 ANS D'EXISTENCE ET UNE REUSSITE EXCEPTIONNELLE

Cette année "Jazz en herbe" fêtait ses 30 ans.
Pour moi cette initiative locale, imaginée par des passionnés de musique est l'exemple même d'une réussite pédagogique.

Jazz en Herbe, c'est tout d'adord une idée lumineuse, venant de 3 illuminés : Jean-Pierre Chabridon, Jean-Michel Dubois et Daniel Pasquier. Lors de l'été 1986, ils créent un stage de musique pour les ados qu'ils connaissent et qui aiment le jazz. L'idée sera reconduite l'année suivante, puis celles d'après. Entourés par des amis toujours fidèles, l'idée de Jazz en Herbe sera développée et structurée.
Aujourd'hui, Jazz en Herbe est une association de type loi 1901. Tous les ans, elle organise des stages d'été ayant pour vocation l'approche du jazz et des musiques improvisées pour les jeunes de 10 à 16ans. 

Concept original, ambiance unique et tranche d'âge trop peu sollicitée pour ces musiques, Jazz en Herbe a toujours su trouver sa place auprès des jeunes musiciens, mais également auprès de son public, toujours fidèle.
http://www.jazz-en-herbe.fr/asso/index.html


Le concert du 14 août à Tournus - photo GM

Le concept
  • permettre à des jeunes de 10 à 16 ans la découverte de la musique sous une forme nouvelle pour eux, avec une méthode pédagogique résolument tournée vers l'ouverture, le développement de la sensibilité et l'expression de chacun.
  • s'adresser à une tranche d'âge rarement sollicitée, ni par la pratique, ni par l'écoute du Jazz et des musiques improvisées.
  • permettre aux jeunes stagiaires de vivre la musique et d'en être les créateurs par l'interprétation et l'improvisation...
  • plus qu'un simple stage de musique, c'est un véritable séjour de vacances encadré par des professionnels de l'animation qui est proposé.

Les activités originales

Au delà des différents ateliers de musique les stagiaires participent à :
  • un mini-concert pendant le stage, en fin d'après-midi devant amis et parents.
  • un GRAND CONCERT FINAL le dernier soir devant un large public.
  • des PARADES sur les marchés pendant le stage.

Rencontres avec des jazzmen

  • après-midi MASTER-CLASS avec un groupe de musiciens professionnels.
    (ces dernières années : Denis Badault, Jean-Luc Cappozzo, Jean-François Michel, Eric Pro, Nicolas Fargeix, Patrick Rudant, Timothé Quost, Joseph Lapchine, Pierre Philibert...)
  • au moins 3 SOIREES CONCERT sur le lieu du stage ou à l'extérieur.


Un constat

Les stages sont complets chaque été en juillet et en août !

Pour les 30 ans, une grande majorité d'anciens sont revenus et ont partagé leur passion de la musique avec toutes les personnes présentes.

Des anciens de JAZZ EN HERBE, le quartet L'OMBILIC DES LIMBES
 en concert à Montceau-Ragny
 Photo GM

Un grand bravo aux créateurs, aux musiciens et aux organisateurs

mercredi 3 août 2016

CONCERT MOZART TRES REUSSI A NOTRE-DAME DE SEMUR-EN-AUXOIS

Musicales en Auxois, 22ème festival

Hier soir, mardi 2 août 2016, à l'initiative d'un couple d'amis nous nous sommes rendus à la collégiale Notre-Dame de Semur-en-Auxois pour écouter un concert intitulé "Mozart Impetuoso!" avec Heather Newhouse, soprano, Franck Emmanuel Comte au pupitre et l'Orchestre et le Chœur du Concert de l'Hostel Dieu de Lyon.



Pourquoi ce concert et ce thème ?
«Désormais, je peux écrire dans tous les styles», affirmait Mozart à son père en 1779. Comment se fait-il, alors, que sa plume soit si reconnaissable, dans ses symphonies comme dans ses sonates, dans ses opéras comme dans sa musique religieuse ? S’il n’est pas de style mozartien unique, peut-être l’identifie-t-on dans le mélange de naturel et d’élégance si caractéristique du musicien, ou dans ces saisissants effets dramatiques et cette impression de perfection qui domine son oeuvre.
Sous la direction de Franck-Emmanuel Comte, le Concert de l’Hostel Dieu s’interroge sur l’influence de ses trois voyages dans la péninsule italienne. Fasciné par les derniers grands castrats, Mozart a offert aux voix d’anges quelques-uns de ses plus beaux airs, ici extraits de Lucio Silla ou de Mitridate. Peut-être a-t-il aussi entendu les divertissements de Sammartini ou de Nardini, et en aurait-il été marqué dans son propre Divertimento en ré majeur. Quoi qu’il en soit, sesLitaniestémoignent de l’influence du Padre Martini et de l’école napolitaine. Quant à la «Petite» Symphonie en sol mineur, elle laisse poindre une inquiétude qui la rapproche du mouvement préromantique allemand du Sturm und Drang.

(source : http://www.auditorium-lyon.com/Programmation-16-17/Symphonique/Formations-invitees/Concert-de-l-Hostel-Dieu)

Mozart impétueux !
Au programme de cette soirée donc, rien que du Mozart bien sûr! :
- Air et choeur extraits de l'oratorio Betulia Liberata,
- Agnus Dei extrait les Litaniae Lauretanae de Beata Maria Virgine,
- Divertimento en ré majeur,
- Motet Exsultate jubilate,
- Air de concert Misero pargoletto,
- Aria De' piu superbi il core et chœur extraits de l'opéra seria Lucio Silla,
- enfin la symphonie n°25 en sol mineur.

Autrement dit un souffle de fête, d'énergie et de légèreté à la fois sur Semur, la belle endormie. Contraste puissant entre la nef de Notre-Dame immergée dans la passion créatrice, l'impétuosité et les lumières du grand maître et la nuit extérieure s'engouffrant dans les vielles rues pavées au dessus desquelles se détachent sur une ciel légèrement étoilé les pignons des demeures séculaires de la vieille cité moyenâgeuse encerclée dans ses remparts lézardés.

Et au milieu de ce monde contrasté une étoile rayonnante la soprano Heather Newhouse.
Cette chanteuse élégante et raffinée a vraiment tout pour elle. Lorsqu'elle apparaît sur l'estrade, elle capte toutes les attentions, elle attend le moment propice et soudain elle se glisse dans la mélodie en totale osmose avec l'orchestre. Elle donne une impression de maîtrise et  de grâce dans son chant qui rend Mozart encore plus séduisant.
Quant à l'orchestre et son chef, Franck Emmanuel Comte, ils ont donné le meilleur d'eux- mêmes dans un site qui ne pouvait que transcender l'interprétation de ce Mozart Impetuoso !

Bravo à tous.
C'était une excellente soirée!

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Heather Newhouse, soprano

Originaire du Canada, Heather Newhouse étudie le chant, l'harmonie et l'analyse musicale à l'Université du Western Ontario, où elle obtient son Bachelor of Music en 2005.
En 2006, elle passe son Master of Music à la Guildhall School de Londres. Elle fait un troisième cycle au CNSM de Lyon pour se perfectionner dans le répertoire français et en sort diplômée en 2010.
En 2004, elle remporte le troisième Prix au Concours du Canadian National Music Festival à Prince Edward Island. La même année, elle reçoit le prix du public et le Natalie Stutzmann Lieder prize au Concours Lotte Lehmann CyberSing Art Song (USA). En 2009, elle obtient le prix du meilleur espoir au Concours International d'Interprétation de la mélodie française de Toulouse. En 2010, elle participe à l'Académie Européenne de Musique au Festival d'Aix-en-Provence. En 2012, elle remporte coup sur coup le Concours international de chant baroque à Froville et le Deuxième Prix (ainsi que le Prix de l'orchestre et des techniciens) au Concours international de Mâcon.
De 2011 à 2013, Heather Newhouse est membre du Studio de l'Opéra national de Lyon.
Très sollicitée au concert, Heather Newhouse collabore étroitement avec l'Ensemble Concert de l'Hostel Dieu. Elle s'est récemment produite dans la grande Messe en ut de Mozart, le Te Deum et la Messe de Minuit de Charpentier, le Stabat Mater et le Requiem de Haydn, le Stabat Mater de Pergolese, les Dixit Dominus de Handel et de Vivaldi et le Gloria de Vivaldi. 

(source : http://www.hainzl-delage-artists-management.fr/fr/artiste/heather-newhouse/biographie/)


jeudi 5 mai 2016

DORIS LESSING - REMARQUE SUR L'ECRIVAIN ET SON LECTEUR

"... Non seulement il est puéril pour un auteur de vouloir que ses lecteurs voient ce qu'il voit lui-même, comprennent la forme et le but d'un roman, tels qu'il les conçoit lui-même - mais que ce vœu même signifie qu'un point fondamental lui échappe : le livre n'est vivant, puissant, fructifiant, susceptible de provoquer la réflexion et la discussion que quand sa forme, son plan, ses intentions échappent au lecteur, car l'instant où l'on perçoit la forme, le plan et les intentions est aussi celui où il ne reste plus rien à retirer d'un livre.
Et quand le schéma d'un livre, la forme de sa vie intérieure, apparaît aussi clairement au lecteur qu'à l'auteur - alors peut-être le moment est-il venu de laisser ce livre de côté, puisqu'il a fait son temps, et de se lancer dans quelque chose de neuf."

Préface du roman "Le carnet d'or" de Doris LESSING




UNE PHRASE DE PAUL RICOEUR A MEDITER



" Ces domaines (scientifiques et techniques) sont devenus si compliqués, nous dit-on, qu'il faut nous en remettre au jugement de ceux qui savent. Il y a là, en réalité, une sorte d'expropriation du citoyen. La discussion publique se trouve ainsi captée et mobilisée par les experts. Il ne s'agit pas de nier l'existence de domaines où des compétences juridiques, financières ou socio-économiques très spécialisées sont nécessaires pour saisir les problèmes. Mais il s'agit de rappeler aussi, et très fermement, que, sur le choix des enjeux globaux, les experts n'en savent pas plu que chacun d'entre nous." 

Paul Ricœur 1991 (philosophe français décédé en 2005)

mardi 26 avril 2016

PARIS - LA DEFENSE - 2012

                       (c) G. Morin, 6 janvier 2012, PARIS - LA DEFENSE


(c) G. Morin, 6 janvier 2012, PARIS - LA DEFENSE

 
 

 (c) G. Morin, 6 janvier 2012, PARIS - LA DEFENSE


                              (c) G. Morin, 6 janvier 2012, PARIS - LA DEFENSE


                           (c) G. Morin, 6 janvier 2012, PARIS - LA DEFENSE


                             (c) G. Morin, 6 janvier 2012, PARIS - LA DEFENSE


                             (c) G. Morin, 6 janvier 2012, PARIS - LA DEFENSE


                            (c) G. Morin, 6 janvier 2012, PARIS - LA DEFENSE


 (c) G. Morin, 6 janvier 2012, PARIS - LA DEFENSE


(c) G. Morin, 6 janvier 2012, PARIS - LA DEFENSE

SHANGHAI - Le Bund Sightseeing Tunnel sous la rivière Hangpu

 (c) G. Morin - SHANGHAI 2011


  (c) G. Morin - SHANGHAI 2011


  (c) G. Morin - SHANGHAI 2011


 (c) G. Morin - SHANGHAI 2011

dimanche 6 mars 2016

" DELIVRANCES " de TONI MORRISON - IMPRESSIONS DE LECTURE



 
Je n’ai pas lu ce roman d’une seule traite, loin de là. Au début j’ai eu du mal à accrocher, je me suis trouvé désorienté entre les différents personnages, la mère, la petite fille, puis la jeune femme et son amie…

J’ai donc éprouvé le besoin de reprendre depuis le début pour  clarifier les situations et les personnages.

Cette « opération  retour à zéro » m’a permis ensuite en reprenant ma lecture depuis la première page, d’entrer réellement dans le roman.

Ma première observation est qu’il s’agit d’un roman "de surface". Attention je n’ai pas dit superficiel, mais bien de surface. On n’entre pas dans la profondeur des personnages, on en reste à la description de leurs relations ou plutôt de leur absence de communication.

C’est peut être d’ailleurs le sentiment que veut donner Toni Morrison. Cette impression est peut- être générée par sa technique narrative. Au fil du texte, on passe d’un personnage à l’autre, d’un point de vue à l’autre, ce qui confine le lecteur dans une sorte de relativisme permanent. La vérité de chaque personnage, sa vérité profonde ne jaillit pas dans les rapports qu’il a avec les autres. Il faut attendre presque la fin du roman pour que la vérité profonde de l’un soit entrevue par l’autre. Je dis bien entrevue. Cette connexion laborieuse, comparable à un accouchement difficile, génère alors une sorte de délivrance. Il n’y a plus à retenir sa vérité, à la garder secrète. Lorsque l’autre y accède, cela signifie aussi qu’il est capable de sortir de son propre isolement. C’est en portant effectivement son regard sur l’autre et dans l'autre, peut-être grâce à un personnage médiateur (comme Queen), qu’il arrive à se délivrer de lui-même et du carcan qu’il s’est lui-même construit. Carcan ayant pour origine, le mutisme, la honte ou le mépris émis par d'autres personnages.

Il y a donc dans ce récit un apprentissage de la vie, un apprentissage du rapport à l’autre qui se traduit par une sorte de délivrance lorsqu’enfin on arrive à échapper à soi-même, au monde clos qu’on s’est fabriqué pour résister à l’intolérance ou à la barbarie des autres.

 Malheureusement, si l’idée du roman est là, je trouve qu’elle est mal exploitée. Le personnage de Bride semble artificiel, sans réelle profondeur. Petite fille rejetée, réagissant par un mensonge crucial générateur de malheur, elle devient beauté inaccessible, sûre d’elle-même, friquée (elle roule en Jaguar) et superficielle. Qui est-elle vraiment ? C’est toute la démarche qu’elle devra conduire pour se délivrer de ses blocages et pour enfin changer de regard sur le monde et sur Booker. Les autres personnages principaux du livre sont dans une démarche similaire, à la fois bourreaux et victimes.

Derrière tout cela, je ressens une certaine Amérique trempant dans le racisme et la superficialité avec des hommes et des femmes construits à son image. Un horrible monde !
Heureusement, il existe des rescapés qui vivent souvent dans la pauvreté, mais qui eux vivent leur vérité l'assument sans artifice.