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lundi 27 avril 2009

A LA DECOUVERTE DE KNUT HAMSUN

De lui, je ne connaissais rien jusqu'à aujourd'hui, vraiment rien. C'était le degré de connaissance zéro, en dehors de son nom.
J'ai commencé à lire les premières pages de "Mystères".
A l'évidence, il s'agit d'un grand écrivain et d'une grande oeuvre. Du coup, je cherche à en savoir plus et j'apprends en lisant la rubrique "Knut Hamsun" de Wikipedia qu'il fut un partisan du nazisme. Douche froide !
Faut-il que je m'arrête là et que je ferme à jamais le livre ?
J'apprends également qu'Hamsun a reçu le prix Nobel de littérature.
Faut-il que je me prive de la connaissance de cette oeuvre ?
Je ne sais que penser.
Je hais le nazisme et tout ce qu'il représente. Je ne comprends pas et je n'admets pas que des intellectuels aient pu être séduits par ses thèses, mais dois-je pour autant pratiquer les autodafés en sens inverse ?
Sur un site Internet dédié à cet écrivain, site qui d'ailleurs cherche à approfondir ses motivations profondes, je tombe sur cette citation d'Hamsun qui devrait réjouir tout amoureux de la littérature :
"Le langage doit couvrir toutes les gammes de la musique. Le poète doit toujours, dans toutes les situations, trouver le mot qui vibre, qui me parle, qui peut blesser mon âme jusqu'au sanglot par sa précision. Le verbe peut se métamorphoser en couleur, en son, en odeur ; c'est à l'artiste de l'employer pour faire mouche [...]. Il faut se rouler dans les mots, s'en repaître ; il faut connaître la force directe, mais aussi secrète du Verbe.[...] Il existe des cordes à haute et basse résonance, et il existe des harmoniques..."
Réflexion...
Je décide de poursuivre ma lecture, par curiosité, par désir de comprendre et finalement parce que je considère que rien n'est pire que de condamner par principe, sans savoir.
De toute évidence, nous autres, lecteurs, nous sommes en permanence confrontés à des choix. C'est à nous de prendre nos responsabilités et ensuite de tirer les conséquences de nos choix.

Je ne résiste pas à l'envie de citer ces lignes de "Mystères" (p. 66 de la version en Livre de Poche) :
"Et si on était là-haut au milieu des soleils, le front caressé par les comètes ? Que le monde est petit et que les gens sont minuscules ! Une Norvège avec deux millions de culs-terreux et un crédit foncier pour les aider à manger ! A quoi bon être homme pour si peu ? On avance à coups de coude, la sueur au front, pendant des années de poussière pour finalement mourir ! Nagel s'arrachait les cheveux. Il finirait bien par quitter tout cela et mettre fin à ses jours. Mais en serait-il capable seulement ? Oui, au nom du Seigneur ! Il ne se décommanderait pas ! A cet instant il était ravi d'avoir cette possibilité en réserve. Il en avait les larmes aux yeux et respirait lourdement. Il se balançait déjà dans l'océan du ciel, pêchant avec un hameçon d'argent et chantant. Son bateau était en bois odorant et les rames brilllaient comme des ailes blanches, la voile était en soie bleue clair coupée dans une demi-lune... S'oubliant totalement, il fut submergé par ce bonheur qui l'emportait, et il se cacha dans le soleil brûlant. Le silence le possédait littéralement, rien ne le dérangeait, à part, haut dans le ciel, le murmure doux de la machinerie du bon Dieu. Dans la forêt pas une feuille, pas une aiguille de pain ne bougeait. Nagel nageait dans le plaisir, se mettait en boule et tremblait de joie : tout était si bon."
Il y a une poésie extraordinaire dans ces lignes.

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