Nous avons visité ce week-end un magnifique espace "exotique" au coeur de la ville :" les Jardins Albert Kahn" qui se trouve à Boulogne -sur-Seine à deux pas du Pont de Saint-Cloud. C'est tout simplement magnifique.
La cuvette symbolisant la mort d'Albert Kahn
Parcours de l'eau : allégorie de la vie d'Albert Kahn
L’axe de la vie démarre avec une pyramide de galets blancs provenant des rivières proches de Chamonix. Elle monte vers le ciel et, de sa base, s’écoule un torrent, allégorie de la naissance d’Albert Kahn en 1860.
Les pierres rendant le parcours tumultueux sont à l’image de l’enfance difficile d’Albert Kahn qui subit, à dix ans, la mort de sa mère et la défaite de la France contre la Prusse.
L’étang principal est bordé d’une plage de galets noirs et blancs. Cet espace lumineux et plein de mouvement symbolise la jeunesse et la grande période des réussites, sur le plan financier mais aussi philosophique, d’Albert Kahn.
Au bout de la « plage », une fontaine circulaire d’eau bouillonnante évoque le virage spirituel, le nouveau sens qu’Albert Kahn a donné à son existence. Au bord de l’eau, des empilements de galets roses représentent les Archives de la Planète.
L’eau passe ensuite sous le pont rouge, réplique du pont sacré de Nikkô. En face du pont, sur l’autre rive, apparaît le troisième axe de composition : l’élément féminin, évoqué par le hêtre pleureur (Fagus sylvatica ‘Pendula’), et l’élément masculin, représenté par le cèdre de l’Himalaya (cedrus deodara), qui rappellent tous deux l’importance des êtres humains dans la vie de Kahn.
Le cours d’eau se resserre ensuite brusquement, évoquant le krach financier de 1929 et la ruine d’Albert Kahn, également matérialisés par les fondations d’un château fort japonais, en granit rose taillé, suggérant une forteresse en ruine.
Avant de parvenir à un pont couleur lie-de-vin, nous apercevons, sur une petite île, un jardin zen composé d’un espace sec de gravier blanc, de roches et de deux petites pyramides qui terminent l’axe de la vie.
Le cours d’eau termine son parcours dans une large cuvette sphérique en pierres noires, pailletée de feuilles d’or. Au centre, l’eau tourne en spirale avant de disparaître. Cet endroit évoque la mort d’Albert Kahn en 1940.
Cependant, grâce à un système de pompage, l’eau retourne à la cascade, d’où elle repart pour un nouveau cycle. Outre le symbole bouddhiste de la réincarnation, on peut aussi y voir celui de la transmission des idées de Kahn aux générations futures.
Extrait du site Internet: http://www.albert-kahn.fr/jardins/les-differents-jardins/jardin-japonais-contemporain/
Photos : G. Morin et H. Pallhuber