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dimanche 19 janvier 2020

BALADE DANS UN PARIS INSOLITE ET MULTICOLORE...

Marché d'Aligre, Paris - 12ème. Photo (c) G.M. 2020

Marché d'Aligre. Photo (c) G.M. 2020

Eglise Sainte Marguerite et square Raoul Nordling. Photo (c) G.M. 2020
Mur végétal. Photo (c) G.M. 2020

Le Réservoir rue de la Forge Royale. Photo (c) G.M. 2020

Rue de Candié. Photo (c) G.M. 2020

10 Rue de la Forge Royale. Photo (c) G.M. 2020

Square Trousseau. Photo (c) G.M. 2020
Rue du Faubourg Saint-Antoine. Photo (c) G.M. 2020

95 Cour de l'Ours, rue du Faubourg Saint-Antoine. Photo (c) G.M. 2020


Vers l'avenue Ledru-Rollin. Photo (c) G.M. 2020

81 rue du Faubourg Saint-Antoine. Photo (c) G.M. 2020

"Chez Paul", 13 rue de Charonne. Photo (c) G.M. 2020
Chez Paul, côté rue de Lappe. Photo (c) G.M. 2020


Vitrine alléchante. Photo (c) G.M. 2020


BDNET Librairie de bandes dessinées, 26 rue de Charonne. Photo (c) G.M. 2020

Petite cour intérieure. Photo (c) G.M. 2020

Passage. Photo (c) G.M. 2020

Abondance. Photo (c) G.M. 2020

Manga Dori, 23 rue Keller. Photo (c) G.M. 2020

Swingtap, chaussures pour claquettes, 21 rue Keller. Photo (c) G.M. 2020

Lambeaux. Photo (c) G.M. 2020

Faudrait apprendre l'orthographe ! 31 rue Keller. Photo (c) G.M. 2020

Librairie engagée Lady Long Solo, 38 rue Keller. Photo (c) G.M. 2020

Boutique Rock, rue Keller. Photo (c) G.M. 2020
Boutique Rock,"oh les belles pompes" rue Keller. Photo (c) G.M. 2020

Librairie La Manoeuvre, 58 rue de la Roquette. Photo (c) G.M. 2020

Passage. Photo (c) G.M. 2020
Vitrine comme on n'en fait plus. Photo (c) G.M. 2020
Passage du Chantier. Photo (c) G.M. 2020

Street Art, Passage du Chantier. Photo (c) G.M. 2020

Passage du Chantier,64 rue du Faubourg Saint-Antoine. Photo (c) G.M. 2020

Cour des Shadoks. Photo (c) G.M. 2020
Un lapin à Paris. Photo (c) G.M. 2020


Entrée du Passage Saint-Bernard. Photo (c) G.M. 2020

jeudi 5 septembre 2019

ROME SEPTEMBRE 2019

LE CIRCUS MAXIMUS

 SUR LA ROUTE DU COLISÉE

 L'ARC DE CONSTANTIN ET LE CAPITOLE
L'ARC DE CONSTANTIN


LE COLISÉE

UN CERTAIN REGARD

mercredi 25 juillet 2018

REFLEXION SUR LA GUERRE

"La guerre, qu'est ce que c'est ?
Le massacre de gens qui ne se connaissent pas, disait Paul Valéry, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. Un amplificateur d'héroïsme et de bassesse. La meilleure part des hommes et la pire. La fureur de vivre décuplée par l'imminence de la mort."

in "Un certain M. Piekielny", roman de François Henri Désérable. Gallimard 2017, p. 109

mardi 5 décembre 2017

BEAUNE BOOGIE BLUES FESTIVAL 2017

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Ceux qui me connaissent savent que je suis un amateur de blues et de boogie woogie.

Le week end dernier se tenait à Beaune le « Beaune Blues Boogie » festival.

J’avais un peu peur, malgré l’intérêt que je porte à cette musique, de me lasser de la rythmique du boogie au bout de trois quarts d’heure, en réalité au bout des trois heures de concert j’en aurai volontiers redemandé encore. Le premier pianiste arrivé sur scène est Sébastien Troendlé. Son jeu est riche et novateur, il sait cultiver certaines dissonances et joue également du ragtime avec une évidente aisance. 
C’est ensuite au tour du créateur du festival Jean Pierre Bertrand de jouer des boogie sur un mode plus traditionnel accompagné de deux excellents musiciens français, le batteur Michel Denis, qui a joué avec les plus grands noms du blues et du jazz, surtout avec Memphis Slim. Quant à Gilles Chevaucherie à la contrebasse, c’est aussi un des piliers du jazz français, il a fait partie des fameux « Haricots Rouges » dès l’origine et il a accompagné lui aussi des grands noms du jazz. Ce que je retiens de ces deux accompagnateurs, c’est bien sûr leur tempo, leur maîtrise de l’instrument mais surtout leur joie de vivre, pour eux jouer ensemble c’est se faire plaisir et faire plaisir au public et celui-ci ne s’y trompe pas.

Vint ensuite Richie Loidl, musicien que je qualifierai de « commercial » sans que ce soit vraiment péjoratif. Sa technique est limitée, en revanche il n’a pas son pareil pour mettre de l’ambiance dans une salle lorsqu’il entame les succès de Jerry Lee Lewis. C’est un gars qui a du punch et de l’enthousiasme, mais sur le plan musical on reste vraiment sur sa faim.

Arrivent ensuite le pianiste allemand Frank Muschalle, excellent technicien doté d’une puissance et d’une régularité qui donne vraiment du plaisir à l’écouter. Il est accompagné par deux musiciens de qualité, le batteur Peter Mueller et le bassiste Dani Gugolz, meilleur musicien que chanteur. J’avoue avoir eu un faible pour le saxophoniste-clarinettiste Stephan Holstein. Dès qu’il souffle dans son saxophone, il fait monter le swing et pousse l’ensemble des autres musiciens. C’est un saxophoniste généreux, inspiré doté d’un excellent swing. Ce soir là, c’est le musicien qui m’a le plus impressionné. Il donne de la chaleur à un Frank Muschalle, excellent pianiste, mais qui manque un peu de feeling.


 Frank Muschalle au piano (c) G. Morin 2017


En seconde partie, assez tard dans la soirée, nous avons eu droit à une jam session avec une douzaine de musiciens sur scène, c’est l’esprit du jazz qui s’est emparé de la salle, même si sur le plan de la qualité musicale, on était plus dans le « melting pot » que dans la virtuosité.


 Jean Pierre Bertrand, Frank Muschalle et Richie Loidl au piano, le saxophoniste Stephan Lostein, le bassiste Dani Gugolz et le guitariste Nicolas Peslier. (c) G. Morin 2017


J’ai passé une excellente soirée à Beaune, entouré de ma femme et de mes amis, au milieu d'un public manifestement ravi et je me suis souvenu avec émotion des concerts du Hot Club de France à Dijon dans la fin des années 60 avec Memphis Slim, Willie Dixon, T-Bone Walker,  Lowell Fulson, Champion Jack Dupree, Milt Buckner, Buddy Tate, Illinois Jacket, Lionel Hampton, Willie Smith the Lion ou John Lee Hooker. C’était une autre époque!
 Merci à tous ces musiciens français qui perpétuent la tradition du blues, du boogie et du jazz en général.

vendredi 17 novembre 2017

« L’ORDRE DU JOUR » D’ERIC VUILLARD - PRIX GONCOURT 20




Il y a d’abord la photo sur l’enveloppe de couverture. Qui est cet homme souriant, le haut de forme à la main une paire de gants et des feuillets dans l’autre main, qui prend la pause devant l’objectif d’un photographe.
On dirait un anglo-saxon, plus exactement un britannique. Qui cela peut-il bien être ? Ce n’est pas Eden, ce n’est pas Chamberlain, alors qui ?
La quatrième de couverture donne quelques indications sur l’endroit où la photo a peut-être été prise. Le palais du Président de l’Assemblée. Mais aucune certitude.
Alors je me plonge dans le livre. J’apprends que vingt-quatre hommes, tous vêtus d’un pardessus, débarquent chacun de leur limousine pour se rendre dans le palais du Président. L’auteur décrit leur déambulation dans les couloirs du palais, il nous révèle qu’il aurait pu avoir la tentation d’en faire des marionnettes n’arrêtant pas de tourner dans les escaliers… Mais il semble que la situation ne prête pas à ce genre de fantaisie. Qui sont-ils et que viennent-ils faire là ces vingt quatre ?
Un nom nous est jeté en pâture : Albert Vögler. La consonance de ce patronyme me laisse à penser que nous pourrions nous trouver en Allemagne ou en Autriche. Mais je n’arrive pas à situer le personnage. Six lignes plus loin, l’auteur évoque un autre membre des vingt-quatre : Gustav Krupp. En un quart de seconde, mon cerveau se focalise sur le nom de Krupp. Un marchand de canon allemand. J’ai deviné. Nous nous situons dans le palais du Président de l’Assemblée de l’Etat Allemand. Mais à quelle époque réellement ? J’ai observé que ces messieurs étaient arrivés en limousine et qu’ils portaient des pardessus. J’imagine que nous nous situons dans la période de l’entre deux-guerres. Mais dans mon esprit il n’y a pas encore de certitude. L’un des vingt-quatre, le secrétaire de Carl von Siemens, rêvasse devant un paysage de la Spree. La rivière qui traverse Berlin. L’attention du lecteur se porte ensuite sur la famille Opel… Krupp, Siemens, Opel ? S’agit-il d’une réunion du patronat allemand ? C’est possible, mais pourquoi dans le palais du Président du Reichstag, à Berlin ?
Ces questions que je me suis posées, témoignent de la grande habileté d’Eric Vuillard, qui sait ménager ses effets à merveilles. Peu à peu la porte s’entrouvre sur ce que personne ne devrait savoir, à l’exception des vingt-quatre et de leurs mystérieux interlocuteurs. Goering apparait soudain, le « chancelier » Hitler ensuite. Nous sommes le 20 février 1933. Et on comprend qu’ici se joue une phase capitale du destin de l’Allemagne, de l’Europe et même du monde entier. D’un côté les puissances d’argent, de l’autre les dirigeants nazis. Vuillard résume ses instants en une formule lapidaire et cinglante : « Vingt-quatre machines à calculer aux portes de l’Enfer ».

Ensuite, au fils des pages, l’auteur nous conviera dans des lieux de pouvoirs où se jouent des parties de poker entre ceux qui incarnent les forces du mal absolu et d’autres, aveugles, timorés ou inconscients, avec à la clé des millions de morts.
Un autre événement qui jette un éclairage nouveau sur la période qui précède immédiatement l’Anschluss est la gigantesque désorganisation de l’armée allemande qui s’apprête à franchir la frontière autrichienne. Vuillard rétablit les faits et montre par là, que l’Allemagne n’était pas encore cette puissance invincible qui s’était donnée pour objectif de conquérir l’Europe et bien plus encore.
En révélant cette vulnérabilité des forces armées du Reich et la colère d’impuissance du Führer qui en résulte, Vuillard corrige certaines lectures de l’histoire construites à partir des documents de propagande de toutes sortes. Il nous décrit une dictature qui s’articule dans un grand bluff face à des acteurs médusés, sensibles au décorum et à la puissance de façade, qui ne trouvent pas dans les ressources de leur peuple les moyens de stopper à temps les premières vagues d’une tempête qui emportera tout sur son passage.

Pour autant que les prix littéraires aient un sens, un "Goncourt" mérité.