"Il ne faut pas beaucoup de probité pour qu’un gouvernement monarchique ou un gouvernement despotique se maintiennent ou se soutiennent. La force des lois dans l’un, le bras du prince toujours levé dans l’autre, règlent ou contiennent tout. Mais dans un état populaire, il faut un ressort de plus, qui est la VERTU.
Ce que je dis est confirmé par le corps entier de l’histoire, et très conforme à la nature des choses. Car il est clair que dans une monarchie où celui qui fait exécuter les lois se juge au-dessus des lois, on a besoin de moins de vertu que dans un gouvernement populaire où celui qui fait exécuter les lois sent qu’il y est soumis lui-même et qu’il en portera le poids.
Il est clair encore que le monarque qui, par mauvais conseil ou par négligence, cesse de faire exécuter les lois, peut aisément réparer le mal : il n’a qu’à changer de conseil, ou se corriger de cette négligence même. Mais lorsque, dans un gouvernement populaire, les lois ont cessé d’être exécutées, comme cela ne peut venir que de la corruption de la république, l’Etat est déjà perdu.
Quand Sylla voulut rendre à Rome la liberté, elle ne put plus la recevoir : elle n’avait plus qu’un faible reste de vertu; et comme elle en eut toujours moins, au lieu de se réveiller après César, Tibère, Caïus, Claude , Néron, Domitien, elle fut toujours plus esclave : tous les coups portèrent sur les tyrans, aucun sur la tyrannie.
Les politiques grecs, qui vivaient dans le gouvernement populaire, ne reconnaissaient pas d’autre force qui pût le soutenir que celle de la vertu. Ceux d’aujourd’hui ne nous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses, et de luxe même.
Lorsque cette vertu cesse, l’ambition entre dans les coeurs qui peuvent la recevoir, et l’avarice entre dans tous. Les désirs changent d’objets : ce qu’on aimait, on ne l’aime plus ; on était libre avec les lois, on veut être libre contre elles ; chaque citoyen est comme un esclave échappé de la maison de son maître ; ce qui était maxime, on l’appelle rigueur ; ce qui était règle, on l’appelle gêne ; ce qui était attention, on l’appelle crainte. C’est la frugalité qui y est l’avarice, et non pas le désir d’avoir. Autrefois le bien des particuliers faisait le trésor public ; mais pour lors le trésor public devient le patrimoine des particuliers. La république est une dépouille ; et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous."
MONTESQUIEU
De l'esprit des lois, III, 3
Le contraste c'est la dualité. La lumière c'est ce qui donne la vie aux choses.
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mercredi 15 décembre 2010
samedi 21 août 2010
JE N'AIME PAS LES ULTIMATUM DONC JE NE RESPECTE PAS LE DELAI FIXE
Texte improbable mais certifié conforme
G2 a certainement raison. Lorsqu'on prend la responsabilité de créer un blog, on se doit de l'alimenter, mais surtout on se doit d'écrire pour communiquer avec les autres. Oui mais voilà, communiquer sur quoi, à propos de quoi ? Les sujets qui m'intéressent ne sont pas nécessairement partagés par d'autres... Mais il est con ce mec ou quoi ? Il va encore partir dans des grandes idées sur l'écriture, sur l'art de composer un blog... Il est complètement à côté de la plaque. Si ça continue, je vais faire un putsch. Ah le putsch, c'est un mot qui me met la joie au corps... Tout type d'écriture ne convient pas à un blog. Il ne faut pas que le texte soit trop long, il ne doit pas être trop technique et il doit en principe générer des réactions qui alimententeront le débat... Non mais ! Ecoutez-moi ce pédant ! Pour qui il se prend ? Pour le nombril du monde ? Un blog on en fait ce qu'on en veut ! Pourquoi s'interroger tout le temps sur les règles, sur l'intérêt de faire les choses ou pas ? Tenez, moi quand j'ai envie de manger une religieuse -j'adore les religieuses... - eh bien je me jette dessus sans retenue et je consomme, c'est un vrai délice, si je m'écoutais - et je m'écoute...souvent, peut-être même beaucoup trop - oh, et puis après tout ça ne vous regarde pas ! Occupez-vous donc de vos affaires! Depuis que j'ai créé ce blog, je suis passé par différentes étapes : d'abord l'ivresse de la découverte; il fallait que je me retienne pour ne pas écrire dix articles par jour, ensuite il y a eu la période d'émulation, d'échanges avec des blogs amis et cela a été franchement sympa... On s'en fout de tes états d'âme ! Arrête tes élucubrations et prends la vie comme elle doit être prise. Tiens, moi, par exemple, les religieuses de les préfère avec un peu de chantilly, ça ressemble à une collerette et cela accentue le contraste avec le glaçage au café ou au chocolat... Ensuite, on commence à consulter avec angoisse le compteur qui recense chaque jour les visiteurs d'un soir: 2, 3, 0... Heureusement il y a les fidèles. Très vite j'ai compris également que le compteur enregistrait mes propres connexions, cela faisaitt chuter par deux ou par trois le taux de fréquentation. Ce fut l'occasion d'une petite déprime. Les éclairs ce n'est pas la même chose, ils n'ont pas cet aspect dodu des religieuses. Ce qui me plait d'abord dans une religieuse, c'est la forme... tout en rondeurs. Alors qu'un éclair, c'est cylindrique, sans aspérité, sans imagination, un peu comme une saucisse - et j'ai horreur des saucisses - en tout cas des "bratwurst" comme on dit dans le pays où je ne vais jamais passer mes vacances... Le jeune garçon vit à la campagne Il vit dans ses rêves. Il n'aime pas les contraintes. Lorsqu'il en subit une, il se venge. Il met du crottin dans la soupe au vin du père Anselme. En ce mois de février 1111, l’immense troupe s’étire sur plusieurs lieues franchissant lentement les collines douces et encore embrumées de la campagne toscane. Sur le parcours, quelques fermes fortifiées semblent posées sur le sommet des collines ou sur quelque piton escarpé leur conférant ainsi une invincibilité hautaine. A proximité, quelques hameaux formés de bâtisses en bois ou en torchis, agglutinées autour d’une chapelle implorante entourée de cyprès frémissants. Des fumées s’échappent des chaumières en dessinant des volutes, l’air frais du matin sent le feu de bois, tout semble baigner dans le calme et la tranquillité. Mais, bientôt averti par les cloches qui résonnent d'un versant à l'autre des monts ondulés, lorsqu’arrivent les premiers cavaliers avec leurs écus réflétant le soleil levant et leurs oriflammes aux couleurs vives, le petit peuple des campagnes, hommes, femmes, enfants, accourt sur le passage de cette armée qui n'en fint pas d'arriver. Chacun cherche à profiter de l’occasion pour vendre du fromage, du vin, des œufs, du lard ou du lait caillé, non pas aux chevaliers qui n’en ont que faire, mais aux soudards qui transpirent sous le poids de leur bouclier recouvert de cuir et de bandes métalliques, de leur cote de mailles et de leur casque. Il verse du vinaigre dans les burettes de l'église. Il fait courir les vaches de la ferme à travers le village. Il éprouve un sentiment de bien-être qui se manifeste par un sourire à peine esquissé. Le moment le plus extraodinaire dans un blog c'est lorsque l'on découvre des commentaires d'une personne que l'on ne connaît pas et qui semble intéressée par un article qu'on a pu écrire. Son premier réflexe consiste à se rendre dans ce quartier qu’il arpente dans tous les sens depuis des années pour découvrir son propre blog dans les choux à la crème, c'est la violence de la fracture du caramel qui le hérisse, parfois on entame de sévères discussions, lorsqu’il faut payer. C’est son territoire, son domaine, son village. A chaque coin de rue, il a ses repères, et puis il y a les moments où on cherche à meubler, où on se fait violence, attends G3, quoi G2 : "et si on sabotait son blog à l'autre imbécile !"
G2 a certainement raison. Lorsqu'on prend la responsabilité de créer un blog, on se doit de l'alimenter, mais surtout on se doit d'écrire pour communiquer avec les autres. Oui mais voilà, communiquer sur quoi, à propos de quoi ? Les sujets qui m'intéressent ne sont pas nécessairement partagés par d'autres... Mais il est con ce mec ou quoi ? Il va encore partir dans des grandes idées sur l'écriture, sur l'art de composer un blog... Il est complètement à côté de la plaque. Si ça continue, je vais faire un putsch. Ah le putsch, c'est un mot qui me met la joie au corps... Tout type d'écriture ne convient pas à un blog. Il ne faut pas que le texte soit trop long, il ne doit pas être trop technique et il doit en principe générer des réactions qui alimententeront le débat... Non mais ! Ecoutez-moi ce pédant ! Pour qui il se prend ? Pour le nombril du monde ? Un blog on en fait ce qu'on en veut ! Pourquoi s'interroger tout le temps sur les règles, sur l'intérêt de faire les choses ou pas ? Tenez, moi quand j'ai envie de manger une religieuse -j'adore les religieuses... - eh bien je me jette dessus sans retenue et je consomme, c'est un vrai délice, si je m'écoutais - et je m'écoute...souvent, peut-être même beaucoup trop - oh, et puis après tout ça ne vous regarde pas ! Occupez-vous donc de vos affaires! Depuis que j'ai créé ce blog, je suis passé par différentes étapes : d'abord l'ivresse de la découverte; il fallait que je me retienne pour ne pas écrire dix articles par jour, ensuite il y a eu la période d'émulation, d'échanges avec des blogs amis et cela a été franchement sympa... On s'en fout de tes états d'âme ! Arrête tes élucubrations et prends la vie comme elle doit être prise. Tiens, moi, par exemple, les religieuses de les préfère avec un peu de chantilly, ça ressemble à une collerette et cela accentue le contraste avec le glaçage au café ou au chocolat... Ensuite, on commence à consulter avec angoisse le compteur qui recense chaque jour les visiteurs d'un soir: 2, 3, 0... Heureusement il y a les fidèles. Très vite j'ai compris également que le compteur enregistrait mes propres connexions, cela faisaitt chuter par deux ou par trois le taux de fréquentation. Ce fut l'occasion d'une petite déprime. Les éclairs ce n'est pas la même chose, ils n'ont pas cet aspect dodu des religieuses. Ce qui me plait d'abord dans une religieuse, c'est la forme... tout en rondeurs. Alors qu'un éclair, c'est cylindrique, sans aspérité, sans imagination, un peu comme une saucisse - et j'ai horreur des saucisses - en tout cas des "bratwurst" comme on dit dans le pays où je ne vais jamais passer mes vacances... Le jeune garçon vit à la campagne Il vit dans ses rêves. Il n'aime pas les contraintes. Lorsqu'il en subit une, il se venge. Il met du crottin dans la soupe au vin du père Anselme. En ce mois de février 1111, l’immense troupe s’étire sur plusieurs lieues franchissant lentement les collines douces et encore embrumées de la campagne toscane. Sur le parcours, quelques fermes fortifiées semblent posées sur le sommet des collines ou sur quelque piton escarpé leur conférant ainsi une invincibilité hautaine. A proximité, quelques hameaux formés de bâtisses en bois ou en torchis, agglutinées autour d’une chapelle implorante entourée de cyprès frémissants. Des fumées s’échappent des chaumières en dessinant des volutes, l’air frais du matin sent le feu de bois, tout semble baigner dans le calme et la tranquillité. Mais, bientôt averti par les cloches qui résonnent d'un versant à l'autre des monts ondulés, lorsqu’arrivent les premiers cavaliers avec leurs écus réflétant le soleil levant et leurs oriflammes aux couleurs vives, le petit peuple des campagnes, hommes, femmes, enfants, accourt sur le passage de cette armée qui n'en fint pas d'arriver. Chacun cherche à profiter de l’occasion pour vendre du fromage, du vin, des œufs, du lard ou du lait caillé, non pas aux chevaliers qui n’en ont que faire, mais aux soudards qui transpirent sous le poids de leur bouclier recouvert de cuir et de bandes métalliques, de leur cote de mailles et de leur casque. Il verse du vinaigre dans les burettes de l'église. Il fait courir les vaches de la ferme à travers le village. Il éprouve un sentiment de bien-être qui se manifeste par un sourire à peine esquissé. Le moment le plus extraodinaire dans un blog c'est lorsque l'on découvre des commentaires d'une personne que l'on ne connaît pas et qui semble intéressée par un article qu'on a pu écrire. Son premier réflexe consiste à se rendre dans ce quartier qu’il arpente dans tous les sens depuis des années pour découvrir son propre blog dans les choux à la crème, c'est la violence de la fracture du caramel qui le hérisse, parfois on entame de sévères discussions, lorsqu’il faut payer. C’est son territoire, son domaine, son village. A chaque coin de rue, il a ses repères, et puis il y a les moments où on cherche à meubler, où on se fait violence, attends G3, quoi G2 : "et si on sabotait son blog à l'autre imbécile !"
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