Cela faisait des années que j'avais envie de voir John Eliot Gardiner diriger un orchestre. Ce soir à Pleyel, j'ai été gâté. Le chef d'orchestre britannique dirigeait le Monteverdi Choir et l'Orchestre Révolutionnaire et Romantique, deux ensembles qu'il a lui-même créés et qui donnent des interprétations exceptionnelles.
Au programme ce soir :
Johannes Brahms : Begräbnisgesang, Op.13
Anton Bruckner : Messe n°2
Anton Bruckner : Messe n°2
Igor Stravinski : Symphonie de psaumes
J'avoue avoir eu un faible pour l'interprétation de la SYMPHONIE DE PSAUMES de Stravinski. Il est vrai que je n'ai jamais eu beaucoup d'occasions d'entendre de la musique de Stravinski en concert et j'ai vraiment été très séduit. Une partie de la symphonie a même fait l'objet d'un bis généreux de la part de Gardiner et j'ai pu apprécier encore mieux la puissance de la musique de ce compositeur du XXe siècle.
La particularité de cette pièce est le jeu que fait Stravinski envers les traditions. En effet, une symphonie est de nature profane (sans lien avec la religion) et le psaume appartient au domaine du sacré. Cette pièce est une nouveauté car elle brise les coutumes.
Une autre particularité : la composition de l'orchestre : 5 flûtes, 3 hautbois, 1 cor anglais, 3 bassons, 1 contrebasson, 4 cors, une petite trompette, 4 trompettes, 3 trombones, 1 tuba, des timbales, 1 grosse caisse, 1 harpe, 2 pianos, 10 viloncelles, 8 contrebasses et un choeur mixte. Ainsi l'orchestre ne comporte ni violons, ni altos, mais deux pianos , et les tessitures extrèmes des vents y sont favorisées (Dominique Druhen)Curieusement la salle Pleyel n'était pas entièrement remplie, que font les mélomanes parisiens ? En revanche les présents ont été enthousiastes.




