CONTRASTE
Principe qui peut être défini comme étant l'opposition affirmée entre deux éléments, chacun mettant l'autre en valeur. Ce phénomène survient lorsqu'on varie les dimensions des formes et des surfaces. Le contraste est une notion à laquelle les maîtres chinois ont été très attentifs. Un tel principe que les japonais nomment taï sho sei et que l'on relève abondamment dans la nature a été appliqué par les artistes orientaux, avec la cohérence et la virtuosité que l'on sait.
Quelle que soit l'époque ou la discipline d'art considérée, le contraste se vérifie toujours et apparaît comme l'élément immuable le plus sûr. La loi du contraste a depuis longtemps été mise en évidence, notamment en Chine. Une simple expérience permet de l'expliciter : l'oeil humain exècre les configurations mal définies et les égalités statiques. En revanche, des masses bien contrastées semblent satisfaire pleinement le sens de la perception.
(Je rappelle qu'on parle ici de calligraphie).
« Dans l'écriture d'un caractère ce n'est pas seulement la composition qui importe, c'est aussi la force du coup de pinceau. Faites que votre trait danse comme le nuage dans le ciel, parfois lourd, parfois léger. C'est seulement alors que vous imprégnerez votre esprit de ce que vous faites et que vous arriverez à la vérité. » Li Sseu (210 av. JC.)
Autrement dit en appliquant la loi du contraste en calligraphie, on peut arriver à la vérité, donc à la lumière ! Nous sommes bien d'accord.
Principe qui peut être défini comme étant l'opposition affirmée entre deux éléments, chacun mettant l'autre en valeur. Ce phénomène survient lorsqu'on varie les dimensions des formes et des surfaces. Le contraste est une notion à laquelle les maîtres chinois ont été très attentifs. Un tel principe que les japonais nomment taï sho sei et que l'on relève abondamment dans la nature a été appliqué par les artistes orientaux, avec la cohérence et la virtuosité que l'on sait.
Quelle que soit l'époque ou la discipline d'art considérée, le contraste se vérifie toujours et apparaît comme l'élément immuable le plus sûr. La loi du contraste a depuis longtemps été mise en évidence, notamment en Chine. Une simple expérience permet de l'expliciter : l'oeil humain exècre les configurations mal définies et les égalités statiques. En revanche, des masses bien contrastées semblent satisfaire pleinement le sens de la perception.
(Je rappelle qu'on parle ici de calligraphie).
« Dans l'écriture d'un caractère ce n'est pas seulement la composition qui importe, c'est aussi la force du coup de pinceau. Faites que votre trait danse comme le nuage dans le ciel, parfois lourd, parfois léger. C'est seulement alors que vous imprégnerez votre esprit de ce que vous faites et que vous arriverez à la vérité. » Li Sseu (210 av. JC.)
Autrement dit en appliquant la loi du contraste en calligraphie, on peut arriver à la vérité, donc à la lumière ! Nous sommes bien d'accord.
Selon Fan Ji (peintre de la fin du 18e s.) : "Dans la peinture, on fait grand cas de la notion de Vide-Plein. C’est par le Vide que le Plein parvient à manifester sa vraie plénitude. Cependant, que de malentendus qu’il convient de dissiper ! On croit en général qu’il suffit de ménager beaucoup d’espace non-peint pour créer du vide. Quel intérêt présente ce vide s’il s’agit d’un espace inerte ? Il faut en quelque sorte que le Vide soit plus pleinement habité que le Plein. Car c’est lui qui, sous forme de fumées, de brumes, de nuages ou de souffles invisibles, porte toutes choses, les entraînant dans le processus de secrètes mutations. Loin de “diluer” l’espace, il confère au tableau cette unité où toutes choses respirent comme dans une structure organique. Le Vide n’est donc point extérieur au Plein, encore moins s’oppose-t-il à celui-ci. L’art suprême consiste à introduire du Vide au sens même du Plein, qu’il s’agisse d’un simple trait ou de l’ensemble. Il est dit : “Tout trait doit être précédé et prolongé par l’esprit.” Dans un tableau mû par le vrai Vide, à l’intérieur de chaque trait, entre les traits, et jusqu’en plein cœur de l’ensemble le plus dense, le souffle-esprit peut et doit librement circuler."
Traduction François Chang
Autrement dit, pour révéler la lumière le contraste ne doit pas être mou. Il y a bien deux énergies qui se rencontrent et se combinent, s'entrelacent et bientôt ne font plus qu'un, lorsque le sens jaillit.
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