Soirée théâtre hier. Au coeur du quartier des théâtres, au théâtre Montparnasse.
J'adore aller dans ce quartier, même en hiver. La rue de la Gaieté porte bien son nom. Malheureusement les petits troquets font place aux usines à Sushis et aux hôtels froids et luxueux et à terme on imagine ce qui se passera ici.
Ce soir on joue "le Diable Rouge". En tête d'affiche Claude Rich et Geneviève Casile. Le premier franchit allègrement les années avec un profil de jeune homme et une voix qui n'arrivera jamais à être grave. Claude Rich, c'est Claude Rich et on vient ici ce soir pour voir Claude Rich. Quant à Geneviève Casile c'est le prototype de la comédienne du Français. La dernière fois que je l'ai vue sur scène, c'était il y a peut-être trente ans. Elle n'a pas changé.
Je ne connais pas l'auteur de cette pièce aux accents modernes. Pièce sur le pouvoir, le devoir, la politique, le mensonge érigé en système, en règle du jeu. Pièce qui n’a rien d’historique. Tout est prétexte ici pour permettre à Claude Rich de s’amuser comme un jeune comédien.
J'adore aller dans ce quartier, même en hiver. La rue de la Gaieté porte bien son nom. Malheureusement les petits troquets font place aux usines à Sushis et aux hôtels froids et luxueux et à terme on imagine ce qui se passera ici.
Ce soir on joue "le Diable Rouge". En tête d'affiche Claude Rich et Geneviève Casile. Le premier franchit allègrement les années avec un profil de jeune homme et une voix qui n'arrivera jamais à être grave. Claude Rich, c'est Claude Rich et on vient ici ce soir pour voir Claude Rich. Quant à Geneviève Casile c'est le prototype de la comédienne du Français. La dernière fois que je l'ai vue sur scène, c'était il y a peut-être trente ans. Elle n'a pas changé.
Je ne connais pas l'auteur de cette pièce aux accents modernes. Pièce sur le pouvoir, le devoir, la politique, le mensonge érigé en système, en règle du jeu. Pièce qui n’a rien d’historique. Tout est prétexte ici pour permettre à Claude Rich de s’amuser comme un jeune comédien.
Mise en scène, jeux de scène remarquables de Christophe Lidon. Egalement un inconnu pour moi. Un homme à suivre.
Excellente soirée, beau moment de théatre.
Deux bémols toutefois, Claude Rich n'a rien d'un Mazarin machiavélique. Son personnage reste fondamentalement celui d'un rêveur, d'un ingénu, il n'a rien d'un italien, d'un homme du sud. Mais après tout cela n'est que convention. Claude Rich en faisant du Claude Rich arrive à nous faire croire à un Mazarin plein d'humour, mais aussi de vanité. On prend et on en redemande
Geneviève Casile charge trop son jeu, je l'ai connue plus sobre. Elle est à la limite du crédible et c'est bien dommage compte tenu du talent de cette actrice. Lorsqu'on regarde un portrait d'Anne d'Autriche, on est à des années lumière du modèle.
Deux bémols toutefois, Claude Rich n'a rien d'un Mazarin machiavélique. Son personnage reste fondamentalement celui d'un rêveur, d'un ingénu, il n'a rien d'un italien, d'un homme du sud. Mais après tout cela n'est que convention. Claude Rich en faisant du Claude Rich arrive à nous faire croire à un Mazarin plein d'humour, mais aussi de vanité. On prend et on en redemande
Geneviève Casile charge trop son jeu, je l'ai connue plus sobre. Elle est à la limite du crédible et c'est bien dommage compte tenu du talent de cette actrice. Lorsqu'on regarde un portrait d'Anne d'Autriche, on est à des années lumière du modèle.
Enfin, les acteurs qui incarnent les autres personnages, Louis XIV jeune, Colbert et Marie Mancini sont plutôt convaincants.
Un détail : moyenne d'âge des spectateurs 65-70 ans. Et alors ?


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire