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vendredi 24 avril 2009

LES JARDINS DU PALAIS ROYAL

Source : via michelin

Bain de soleil dans les Jardins

Posted by Picasa (c) G. Morin



Posted by Picasa (c) G. Morin
On accède au jardin par des galeries bordées de boutiques.
La cour d’honneur présente les colonnes Buren et les fontaines installées par André Malraux, ancien ministre de la Culture (voir ci-dessous).
Historique
La galerie d’Orléans sépare la cour du jardin où quatre doubles rangées de tilleuls taillés en marquise et des marronniers rouges bordent les allées du jardin. Entre ces alignements, deux grands parterres de pelouses bordées de massifs fleuris encadrent le grand bassin central et ses jeux d’eau, des parterres de broderies, deux allées d'ormes et un petit bois, un bel ensemble dessiné par le jardinier du roi Desgots qui fut tout de suite ouvert au public. Légué à Louis XIII après sa mort, et métamorphosé en " Palais-Royal ", le palais accueillit la famille royale et fut le théâtre de nombreux événements historiques. En 1651, il fut envahi par les Parisiens alertés par des rumeurs dénonçant la fuite du roi Louis XIV. Ils pénétrèrent jusque dans la chambre du jeune roi âgé de 12 ans, pour vérifier qu'il dormait paisiblement !
Dans les jardins, Mazarin organisa pour le roi des chasses miniatures, qui y apprit également à monter à cheval et à faire la guerre sur un petit fort, des années heureuses pour le petit roi. Plus tard Louis XIV attaché au lieu y installa l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture (1661-1692).
Vers 1730, les jardins subirent leurs premières transformations, les vieux ormes et les marronniers centenaires étant pour la plupart abattus, laissant un grand bassin esseulé, des parterres de gazon bordés d'ormes taillés en boule et de nombreux bancs entourés de tilleuls. Les Parisiens s'y pressaient, nouvellistes, oisifs et flâneurs conversant sous " l'arbre de Cracovie ". Diderot aimait s'y asseoir pour rêver, vers les cinq heures du soir.
La construction des rues de Montpensier, de Valois et de Beaujolais réduisirent notablement la surface du jardin qui passa de 333m de long et 143 de large à 275m de long et 100m de large ! Philippe d'Orléans, duc de Chartres, alors endetté, transforma les édifices et fit construire de nouveaux pavillons destinés à être loués pour renflouer ses dettes. La grande animation qui y régnait déjà s'amplifia d'autant, favorisée par l'ouverture tardive des jardins : 23h00 en hiver et 1h00 du matin en été.
Après l'incendie de l'Opéra, le duc d'Orléans fit construire en 1786 en plein milieu du jardin, à l'emplacement du bassin actuel, " le cirque ", une salle creusée à 5m sous terre et 3m au-dessus du sol. De nombreuses fêtes, des repas, des jeux, des bals, des tableaux vivants, aussi bien que des conférences littéraires et scientifiques rythmaient la vie des jardins. Le feu eut raison de son succès, mais les Parisiens purent alors se tourner vers le tout jeune Théâtre des Variétés du Palais-Royal, qui devint notre Théâtre Français, en 1790.L'interdiction faite à la police de pénétrer dans l'enceinte des jardins permit toutes les extravagances et les débordements : des filles galantes s'y promenaient légèrement vêtues…certains disent même avoir aperçu Joséphine de Beauharnais, futur impératrice, en galante compagnie…un mannequin du pape y fut brûlé en 1791, les opposants aux régimes en place y appelaient à prendre les armes, comme Camille Desmoulins en 1789, qui arracha les feuilles des arbres pour s'en servir de cocarde…
De très nombreux cafés, tripots et boutiques florissaient, sous les arcades, attirants jeunes soldats et filous de toutes sortes : " Le Véry ", premier restaurant à prix fixe (englobé dans le Grand-Véfour en 1859), le " Café des Aveugles ", où les quatre musiciens victimes de ce handicap échappaient ainsi à des spectacles outrageants pour les bonnes mœurs, la boutique du coutelier où Charlotte Corday acheta le couteau qui ôta la vie à Marat (1793), la salle de bal " Le Pince-Cul ", le " Café Méchanique " devant lequel s'agglutinaient les curieux pressés d'assister au spectacle inédit d'un service assuré par des monte-plats qui débouchaient au centre de chacune des tables, mais aussi des cafés qui marquèrent l'histoire. Au Grand-Véfour (1740), qui a résisté aux assauts du temps, les chaises accueillirent des séants respectables : Murat, l'explorateur Humboldt, le duc de Berry, Lamartine, Thiers ou Sainte-Beuve… Tandis que dans les appartements perchés au-dessus du café, se croisaient Danton, Robespierre ou Fabre d'Eglantine, car les galeries abritaient aussi des cabinets littéraires et de savants libraires. On y perdait des fortunes au biribi, au trente-et-quarante et à la roulette, on écoutait le ventriloque, découvrait le théâtre d'ombre chinoises, la prussienne de 2,20m ou l'homme de 238 kilos...
Les arcades du palais étaient aussi renommées pour son Cabinet des Figures de Cires (1785). Imaginé par le suisse Curtius, il présenta pour la première fois des figures de cires de taille réelle. C'est sa nièce, qui en épousant un certain Monsieur Tussaud, anglais de son état, fut à l'origine du célèbre musée de cire de Londres baptisé " Madame Tussaud " !
Le tracé des jardins du Palais-Royal fut de nouveau modifié sous le règne de Charles X (1824-1830), leur donnant leur physionomie actuelle, en faisant disparaître les enseignes trop voyantes, les tripots mal famés et les femmes de petite vertu, sonnant le glas des belles années du Palais-Royal. De nos jours, on peut encore voir, avec un peu d'imagination, tous ces personnages illustres hanter les galeries du Palais, grâce aux quelques boutiques et aux cafés qui tentent de perpétuer la tradition.
Les ailes de Montpensier et de Valois abritent aujourd'hui le Conseil Constitutionnel et le Ministère de la Culture.
Ci-dessous André Malraux, ministre de la Culture de Charles de Gaulle et écrivain célèbre.

Posted by Picasa (c) G. Morin

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