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mardi 7 avril 2009

GRAN TORINO



GRAN TORINO

Walt vient de perdre sa femme. Le film commence par l’enterrement de cette dernière. Une collation est servie ensuite à la famille dans la maison de Walt. En quelques plans on comprend très vite que Walt est en rupture avec tout ce qui est faux, tout ce qui attire la génération de ses enfants et celle de ses petits-enfants. La religion, il n’en a rien à faire non plus. Son univers maintenant : sa chienne Daisy, sa pelouse et ses canettes de bière...
Il n’aime ni ses enfants, ni ses petits-enfants. Tel un vieux réac il n’admet pas que des « faces de citron » (des asiatiques appartenant aux tribus Hmongs et sauvés des purges communistes par les luthériens) viennent s’installer dans le quartier où il vit.
Walt est à l’âge où on cultive l’intolérance pour mieux justifier sa difficulté à vivre. Vétéran de la guerre de Corée, il reste très marqué par cette guerre où il a du tuer par ce que c’étaient les ordres, mais aussi parfois au-delà des ordres. De cela il ne parle pas, mais on devine une blessure intérieure très profonde.
Walt a gardé des réflexes et une mentalité de Marines. Il sort les armes lorsqu’on veut lui voler sa voiture, lorsque ses voisins son agressés par des bandes de loubards. Il sait se faire respecter. Il fait écho aux cow boys qu'incarnait jadis le beau Clint. Mais très vite on comprend que le recours aux armes et à la violence conduit à une impasse.
Il construit une relation de type père-fils avec son jeune voisin hmong Thao. Il lui apprend à manier les outils, le jeune homme fait ses preuves. L’alternative qui se présente à Thao est simple, ou il intègre une bande de voyous asiatiques ou il cherche un travail. Mais, comme le dit sa sœur, pour les filles c’est plus facile, elles vont à l’université, les garçons, eux, ils vont en prison.
Walt fait en sorte que Thao trouve un travail. Il lui prête ses outils, il le forme. Ca marche jusqu’au jour où les voyous qui veulent le recruter dans leu bande violent sa sœur et mitraillent la maison de ses parents par représailles.
Walt, qui est malade et qui se sait condamné, cherche alors à la fois sa propre rédemption.
Bien entendu la puissance du film est due essentiellement au personnage que joue merveilleusement Clint Eastwood et aux deux jeunes Hmongs qui reconnaissent en lui une sorte de modèle et qui peu à peu l’apprivoisent jusqu’à faire naître en lui un amour quasi-paternel. Amour qu’il n’a pas su donner à ses propres enfants.
L’homme est âgé, il dénonce tout ce qui n’est qu’apparence dans la société américaine d’aujourd’hui et il mène sa toute dernière bataille contre le mal avec d’autres armes que celles qu’on lui a mises dans les mains à l’époque de la guerre de Corée.
Dans ce beau film Walt-Eastwood nous transmet sa vision du monde après une vie d’inquiétude, d’angoisse et d’échec qu’il a su masquer derrière une façade de vieux grincheux raciste et individualiste. Heureusement, il réussit sa sortie. Eastwood, lui, réussit son film, peut-être le dernier.
On a pu nagère le traiter de fasciste. Je ne suis pas d'accord. Ce film au discours épuré nous montre un homme à la recherche de sa vérité dans une Amérique en pleine mutation.
Dernière remarque : la musique est très belle comme souvent dans les films d'Eastwood.

Posted by Picasa

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