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jeudi 20 août 2009

DECOUVERTES EN UNE APRES-MIDI A VINCENNES

Nous sommes le jeudi 20 août. Il fait très chaud à Paris. Avec ma fille nous avons prévu de visiter une exposition sur les icônes bulgares qui se tient dans la Sainte Chapelle du Château de Vincennes.
A ma grande honte je dois avouer que je n’ai jamais visité ce château et a fortiori la Sainte Chapelle rouverte depuis peu après neuf années de restauration.
Quant aux icônes mon intérêt vient du fait qu'il y a une dizaine d'années à Vicenze, j'ai eu l'opportunité de voir la magnifique collection privée d'icônes russes de Banca Intesa. On m'avait même affecté une étudiante aux Beaux Arts de Venise pour m'initier. J'avais particulièrement apprécié les pièces de cette collection unique en Europe.
L'exposition de Vincennes située dans la Sainte-Chapelle, superbe joyau du gothique flamboyant sur laquelle je reviendrai, présente une centaine d'oeuvres religieuses en provenance de Bulgarie : icônes essentiellement, quelques livres anciens et des sculptures.

(c) G. Morin, Vincennes, août 2009



Les icônes bulgares : une partie de l'exposition à l'intérieur de la Sainte chapelle

Les icônes
Une icône, du grec εικόνα (eikona « petite image »), est une peinture religieuse généralement réalisée sur un panneau de bois, de style byzantin, grec ou russe et représentant des personnages et des scènes bibliques.
Au départ, le christianisme est une religion aniconique. En cela, elle hérite de la tradition juive qui exclut les représentations du divin.
Un changement s’opère cependant vers les années 230/250 avec l’arrivée d’images produites, organisées et réfléchies.
Quelques images apparaissent au 1er siècle comme le dieu en croix à tête d’âne vénéré par Alexamenos. Mais le premier art chrétien date du 3ème siècle. En 230 – 250, on assiste à la naissance de l’art chrétien à Doura Europos, une cité située sur l’actuelle frontière entre l’Irak et la Syrie.
Au milieu du 3e siècle, les chrétiens sont romanisés. Ils sont habitués à l’image, plus que les juifs. Toutefois l’image ne doit pas représenter la divinité en tant que telle. On utilise uniquement des images symboliques.
On trouve les témoignages de l’art chrétien ni dans des églises qui n’existaient pas, ni dans des maisons qui ont été détruites, mais dans des catacombes et les sépultures bâties dans ces catacombes. Les principales villes de l’empire ont des catacombes : Rome, Chiusi, Syracuse, Carthage, Alexandrie, Paphos…

Avec la victoire et le baptème de Constantin, la situation change. Les chrétiens ne sont plus persécutés. Ils construisent des églises et ils commencent à réaliser des images (des fresques, peintures…) représentant des scènes de la Bible ou glorifiant le christ et ses saints.

Les premières icônes religieuses datent du VIe siècle. La rupture entre les Églises orientale et latine n'étant pas consommée à cette époque, l'iconographie circulait librement entre les deux cultures. L'icône religieuse a d'abord principalement fleuri autour de Byzance, foyer culturel de la Grèce et de l'Église orientale. Elle a laissé à la même époque des oeuvres à Rome, mais l'Église latine s'en coupera progressivement durant le second millénaire.
L'icône a gagné la Russie, quatre siècles plus tard, quand cette région s'est convertie au christianisme au tournant du premier millénaire. Elle s'est enfin diffusée en Occident avec l'immigration russe qui a suivi la Révolution de 1917.

Les icônes bulgares exposées vont du début du christianisme (IVème s.) jusqu’au XIXème où elles deviennent les symboles de reconquête de l’identité nationale bulgare.

Deux faits expliquent ce foisonnement d’œuvres : l’élaboration de l’écriture cyrillique d’une part et, la volonté de l’Eglise de transmettre son message par l’image d’autre part. Le développement et l’enrichissement de cet art de l’icône se fera par le biais des écoles régionales d’art orthodoxe et des scriptoria.
Le parcours chronologique de l’exposition se déroule en trois temps :
1/ Logos et images, IVe- XIVe siècles
2/ Défense de l’identité chrétienne durant la période ottomane – développement des écoles artistiques locales, XVe – XVIIe siècles
3/ Le rôle de l’icône dans la reconquête de l’identité nationale bulgare, XVIIIe – XIXe siècles

Les icônes qui m’ont frappé
Celle de Saint Théodore en céramique. Elle date du Xème siècle. Elle n’est pas en parfait état



Saint Théodore, Xème s. , céramique. Preslov, musée historique.
Date probablement de la conversion massive bulgare au christianisme.


Le Conseil des Archanges, vers 1430, monastère de Batchkovo


Saint Demetrios à cheval, 1617 détrempe sur bois


Saint Georges à cheval, fin du XVème, Boyana.


Evangéliaire liturgique de 1552, reliure seconde moitié du XVIIème

Mes impressions
Premier défaut
A l'évidence les icônes présentées sont de grande qualité. Mais l'exposition a un défaut principal, elle semble réservée à des initiés et ne dispose d'aucune aide pédagogique.
Qu'est-ce qu'une icône ?
A qui ça sert ?
Quelles sont les techniques de fabrication ?
Quelles sont les canons de réalisation ?
Le visiteur reste totalement sur sa faim.
Second défaut
La scènographie est certes originale et obéit à une certaine symbolique de présentation, mais je ne suis pas sûr que le confort du visiteur ait été privilégié : dans la première partie : on ne voit rien et on étouffe, ce qui est fort dommage, il est vrai qu'il faisait 35° à l'extérieur.
Par ailleurs, ces murs de bois jurent totalement avec la splendeur redécouverte de la Sainte Chapelle.
Il semble que les deux scénographe se soient enfermés dans leur vision sans tenir compte de l'environnement et des principaux concernés : les visiteurs. C'est dommage !
Une bonne idée
La musique, douce et religieuse qui incite au recueillement et à la contemplation.


Rendez-vous à l'article suivant pour parler du site du château de Vincennes.

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