
Renoir, Autoportrait, 1899
Ce sont les derniers jours, il faut s'y précipiter!
J'avoue avoir découvert Renoir jadis plutôt dans sa période impressionniste.
J'ai souvenir d'oeuvres qui sont présentées dans les grands musées comme à Chicago, à Washington ou à Orsay et qui ont contribué au peu de connaissance que j'ai de ce peintre . Ainsi "La Grenouillère", "Bal au Moulin de la Galette", "Chrysanthèmes", "Fruits du Midi", "Déjeuner au restaurant La Fournaise", "Claude Monet" "Madame Henriot" ou encore "Régates à Argenteuil" sont des oeuvres que j'ai eu l'occasion de voir et qui datent de l'époque impressionniste.
J'ai souvenir d'oeuvres qui sont présentées dans les grands musées comme à Chicago, à Washington ou à Orsay et qui ont contribué au peu de connaissance que j'ai de ce peintre . Ainsi "La Grenouillère", "Bal au Moulin de la Galette", "Chrysanthèmes", "Fruits du Midi", "Déjeuner au restaurant La Fournaise", "Claude Monet" "Madame Henriot" ou encore "Régates à Argenteuil" sont des oeuvres que j'ai eu l'occasion de voir et qui datent de l'époque impressionniste.
Ici, l'exposition est centrée sur le Renoir du XXème siècle, celui des dernières périodes, celui qui est en grand partie ignoré. C'est tout l'intérêt de cette manifestation que de mettre l'accent sur un Renoir non pas novateur, mais qui cherche à pousser sa peinture au delà de nouvelles limites.
Voici l'introduction à l'exposition qu'on trouve sur le site Internet consacré à l'exposition :
"Renoir jouit d’un prestige incontesté sur la scène artistique du début du XXe siècle. Le peintre y est salué comme une figure emblématique de l’impressionnisme des années 1870 mais il est aussi admiré pour sa capacité à avoir dépassé et renouvelé un mouvement de plus en plus largement accepté.
A l’instar de ses contemporains et amis Paul Cézanne et Claude Monet, Renoir est une référence pour de jeunes générations d’artistes. Pablo Picasso, Henri Matisse, mais aussi Pierre Bonnard ou Maurice Denis professent leur admiration pour le maître, et en particulier pour sa « dernière manière », celle du tournant du XXe siècle.
De grands amateurs de l’art moderne, tels Leo et Gertrude Stein, Albert Barnes, Louise et Walter Arensberg ou encore Paul Guillaume, collectionnent Renoir aux côtés de Cézanne, Picasso ou Matisse.
Depuis, l’appréciation du « dernier Renoir » a bien changé : les tableaux de cette période sont peu connus et souvent mal aimés. Si le paysage (« Renoir’s Landscapes 1865-1883 », Londres-Ottawa-Philadelphie 2007-2008) et le portrait (« Renoir’s Portraits », Ottawa-Chicago-Fort Worth 1997-1998) chez Renoir ont suscité de récentes expositions, les années tardives du peintre n’ont pas fait l’objet d’études et de manifestations spécifiques, comme cela a été le cas pour Monet ou Cézanne (« Monet in the 20the Century », Boston - Londres, 1998-1999 ; « Cézanne, les dernières années (1895-1906) », Paris – New York, 1978). C’est à l’exploration de ces années fécondes que l’exposition est dédiée."
Que découvre-t-on dans cette exposition ?
S'agissant des thèmes, les femmes sont omniprésentes, souvent nues avec des chairs pleines, des constitutions robustes, des visages enfantins, avec des proportions souvent imaginées par le peintre... Des paysages aussi, méditerranéens, ceux de Cagnes et de sa région. Des portraits encore, de la famille, des amis...
Et puis sont également proposées au regard du visiteur différentes formes artistiques utilisées par Renoir à cette époque, des dessins et des sanguines, des sculptures avec la collaboration de Guino et bine sûr des toiles, des toiles et encore des toiles.
Mais l'originalité, la création, propres à cette période: où se trouvent-elles ?
Mon projet n'est pas ici de refaire la visite par ordre chronologique des salles, cela n'aurait aucun intérêt à la fois pour ceux qui ont vu cette exposition et pour ceux qui ne l'ont pas vue.
J'ai beaucoup aimé les deux tableaux "Dans à la ville et "Danse à la campagne". Tous les deux ils appartiennent à la collection du Musée d'Orsay. Ils datent tous les deux de 1882-1883, ils forment à la fois un ensemble, mais ils s'opposent sous différents aspects.

Dans la "Danse à la campagne" on remarque un couple réaliste, en mouvement, l'atmosphère semble joviale. L'homme semble convoiter la femme au contact de son corps, la femme regarde ailleurs en direction du peintre, ou du spectateur, mais elle abandonne son corps plantureux aux bras de son cavalier. Le décor laisse apparaître outre les deux accessoires de mode que sont le chapeau rouge de la femme et l'évantail japonais, une chaise et une table, un balcon dont les deux barres en bas à gauche permettent d'entrevoir deux têtes de jeunes femmes et au premier plan, ce qui semble être un chapeau renversé. L'impression qui se dégage de cette toile est faite de sensualité, de mouvement, on ne peut qu'imaginer ce qui va se passer après la danse, après la soirée au restaurant. L'authenticité des deux êtres transparait, mais aussi leur culture, leurs moeurs et leurs désirs.

Dans à la ville, Pierre-Auguste Renoir, 1883, Paris Musée d'Orsay.
Dans l'autre tableau "Danse à la ville", qui ets le pendant du premier, l'impression qui se dégage est fort différente. Le décor est composé de plantes et de fleurs élégantes et abondantes et de murs nus, le tout se combinant avec élégance. La scène se passe à l'intérieur, dans un salon probablement, il se dégage une sensation d'espace. Le tableau a plus de profondeur que le premier, le couple semble également plus éloigné, il ne remplit pas tout l'espace. A l'exception de la fleur dans les cheveux de la jeune femme et des gants longs qu'elle porte aucun accessoire n'apparaît dans le décor. Les mouvements du couple sont élégants et maîtrisés, la femme, sensuelle, distinguée, semble porter son regard vers l'extérieur, son corps en revanche épouse celui du cavalier, qui est lui légèrement penché en avant dans une sorte de courbure conquérante. La robe de la danseuse est de belle facture, le rendu du drapé et des bouillons par Renoir est extraordinaire, l'homme est en queue de pie. Le spectateur a l'impression d'entendre une musique de valse avec des violons. Ici l'atmosphère est bourgeoise, on a de l'éducation Monsieur ! Mais le désir n'en est pas moins présent.
Deux décors différents, des manières différentes, une façon de s'habiller différente, un maintien des corps différents, mais une expression parallèle du désir de deux corps en mouvement.
à suivre dans les prochains articles...
J'ai beaucoup aimé les deux tableaux "Dans à la ville et "Danse à la campagne". Tous les deux ils appartiennent à la collection du Musée d'Orsay. Ils datent tous les deux de 1882-1883, ils forment à la fois un ensemble, mais ils s'opposent sous différents aspects.

Danse à la campagne, Pierre-Auguste Renoir, 1883, Paris Musée d'Orsay.
Dans la "Danse à la campagne" on remarque un couple réaliste, en mouvement, l'atmosphère semble joviale. L'homme semble convoiter la femme au contact de son corps, la femme regarde ailleurs en direction du peintre, ou du spectateur, mais elle abandonne son corps plantureux aux bras de son cavalier. Le décor laisse apparaître outre les deux accessoires de mode que sont le chapeau rouge de la femme et l'évantail japonais, une chaise et une table, un balcon dont les deux barres en bas à gauche permettent d'entrevoir deux têtes de jeunes femmes et au premier plan, ce qui semble être un chapeau renversé. L'impression qui se dégage de cette toile est faite de sensualité, de mouvement, on ne peut qu'imaginer ce qui va se passer après la danse, après la soirée au restaurant. L'authenticité des deux êtres transparait, mais aussi leur culture, leurs moeurs et leurs désirs.

Dans à la ville, Pierre-Auguste Renoir, 1883, Paris Musée d'Orsay.
Dans l'autre tableau "Danse à la ville", qui ets le pendant du premier, l'impression qui se dégage est fort différente. Le décor est composé de plantes et de fleurs élégantes et abondantes et de murs nus, le tout se combinant avec élégance. La scène se passe à l'intérieur, dans un salon probablement, il se dégage une sensation d'espace. Le tableau a plus de profondeur que le premier, le couple semble également plus éloigné, il ne remplit pas tout l'espace. A l'exception de la fleur dans les cheveux de la jeune femme et des gants longs qu'elle porte aucun accessoire n'apparaît dans le décor. Les mouvements du couple sont élégants et maîtrisés, la femme, sensuelle, distinguée, semble porter son regard vers l'extérieur, son corps en revanche épouse celui du cavalier, qui est lui légèrement penché en avant dans une sorte de courbure conquérante. La robe de la danseuse est de belle facture, le rendu du drapé et des bouillons par Renoir est extraordinaire, l'homme est en queue de pie. Le spectateur a l'impression d'entendre une musique de valse avec des violons. Ici l'atmosphère est bourgeoise, on a de l'éducation Monsieur ! Mais le désir n'en est pas moins présent.
Deux décors différents, des manières différentes, une façon de s'habiller différente, un maintien des corps différents, mais une expression parallèle du désir de deux corps en mouvement.
à suivre dans les prochains articles...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire