
J'ai beaucoup aimé les "Jeunes Filles au piano", tableau de 1892 qui est généralement classé dans la période dite "nacrée" de Renoir (1889-1897).
Pourquoi ?
D'une part parce qu'il y a à la fois une continuité avec les toiles plus anciennes, impressionnistes et aussi rupture avec la période "sèche" ou "ingresque" qui se caractérisait par une plus grande rigueur des formes, des couleurs plus froides et une répartition uniforme de la lumière, d'autre part parce que ce tableau dégage une atmosphère quasi-magique, on a l'impression de sentir la douce chaleur qui émane des corps graciles des deux jeunes filles, de humer leur parfum léger, d'entendre le subtil froissement de leur robe qui trouble comme un frisson la douce mélodie des notes jouées par la main droite effleurant l'ivoire du piano.
Les couleurs du tableau sont admirables, elles génèrent une totale harmonie entre les personnages et le décor et donnent une impression de réalisme et de volupté.
Les couleurs du tableau sont admirables, elles génèrent une totale harmonie entre les personnages et le décor et donnent une impression de réalisme et de volupté.
L'espace du tableau est totalement rempli, la lumière semble venir de plusieurs lampes placées derrière le spectateur. La position même de la jeune fille blonde révèle à la fois une volonté d'apprendre, de découvrir, mais aussi une certaine difficulté à déchiffrer le morceau qui se traduit par l'utilisation d'une seule main sur le clavier et par un visage tendu en direction de la partition.
Le mouvement des fleurs dans le vase ajoute également à la tension du tableau, on a l'impression qu'elles (les fleurs) regardent la scène se dérouler et qu'elle participent en spectateurs assidus à l'interprétation musicale.
Une dernière raison, plus technique explique aussi ces changements dans la peinture de Renoir et en particulier dans ce tableau : «Il s'aperçut en effet, à cette époque, que ses œuvres de jeunesse se craquelaient et que les tons s'altéraient. Il surveilla donc ses mélanges, qu'il réduisit, comme Rubens, au minimum, et se contenta d'une couche mince et unique» ( André Lhote ).
Comment ne pas souligner enfin la grâce de ce tableau ?
Une dernière raison, plus technique explique aussi ces changements dans la peinture de Renoir et en particulier dans ce tableau : «Il s'aperçut en effet, à cette époque, que ses œuvres de jeunesse se craquelaient et que les tons s'altéraient. Il surveilla donc ses mélanges, qu'il réduisit, comme Rubens, au minimum, et se contenta d'une couche mince et unique» ( André Lhote ).
Comment ne pas souligner enfin la grâce de ce tableau ?
Tout dans les gestes des deux jeunes filles exprime la légèreté, mais aussi la femme naissante, sensuelle.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire