
Livre étrange, livre dans lequel Le Clezio se livre, en partie. Ethel, la jeune fille, c'est un peu lui, c'est aussi un peu sa mère et quelqu'un d'autre encore... peu importe!
Le thème est bien celui de la faim, mais une faim particulière, une faim de la vie en quelque sorte, une faim qui est aussi colère et qui monte jusqu'à la rupture, jusqu'au silence étourdissant, comme dans le Boléro de Ravel.
L'histoire, encore une, d'une initiation conduite par le vieux Soliman, puis par l'étrange Xenia, l'étrangère. Mais du rève initial, de la promesse d'amour il ne subsiste que des souvenirs, une faim en quelque sorte.
Les thèmes traditionnels de Le Clezio reviennent comme des obsessions : la pauvreté, l'exil, l'injustice, la guerre et toutes les horreurs qu'elle charrie, mais aussi la révolte, la colère, la rebellion... et le retour qui est ici un exil.
Un livre que j'ai aimé, mais je suis bien incapable de dire pourquoi ! Un livre où l'affectif (celui de l'auteur) semble prendre le pas sur la construction littéraire. Un livre en mouvement ... un livre boléro en quelque sorte !
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