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mardi 14 décembre 2010

LA POLITIQUE, LA REPUBLIQUE, L'INTERÊT GENERAL ET LE MENSONGE

ENCORE UN COUP DE GUEULE !
Dans les bonnes écoles de la République, on nous a appris jadis que la République était une forme de gouvernement par le peuple et pour le peuple. C'est ce qui la différencie des systèmes de gouvernement héréditaires et/ou de droit divin.
On nous a appris que la "res publica" était d'abord la "chose publique", c'est-à-dire tout ce qui relève de la vie en société. On a ensuite identifié la république à l'intérêt général. Aujourd'hui cela fait sourire. La république est plutôt synonyme d'Etat et l'Etat, dans les faits, que représente-t-il, qui représente-t-il ? C'est la question qu'on peut se poser.
Les institutions, les valeurs, les comportements et les mots mêmes n'ont plus le même sens qu'il y a cinquante ans. Tout ce qu'il y avait de noble dans la politique a disparu. La plupart des hommes politiques ayant une certaine notoriété aujourd'hui ont trempé dans des scandales ou ont fait l'objet de procédures devant la justice, y compris les présidents de la république et les premiers ministres.
Le discours politique se fonde aujourd'hui sur des représentations qui ne correspondent plus à la réalité. Les véritables pouvoirs sont en grande partie masqués ou confisqués par des castes et par des groupes d'intérêt qui n'on rien à voir avec l'intérêt général, mais qui agissent au nom d'intérêts particuliers.
Le seul critère de décision de la puissance publique semble être aujourd'hui : "Combien ça coûte ? Combien ça rapporte ? Et surtout combien ça rapportera de voix lors de la future élection ?"
On ne bâtira jamais le monde de demain avec de telles ambitions. Moralité : le chômage augmente et surtout chez les jeunes et chez les seniors, le système social est à deux doigts de la faillite... L'Etat est obligé d'emprunter sur les marchés de capitaux pour payer sa dette qui ne fait que s'accroître chaque jour davantage... Rappelons que la dette publique de la France s'élève aujourd'hui à plus de 1 500 milliards d'euros, soit environ 78% du Produit intérieur brut. Et il n'y a pas de raison que cela s'arrête ! Les mesures d'austérité qui sont prises et qui pénalisent surtout les générations les plus jeunes ne permettront même pas de combler la croissance de l'écart.
Bon, j'arrête là mon propos car cela nous emmènerait trop loin.
J'ai l'impression que la vraie morale politique aujourd'hui, c'est celle des citoyens qui en permanence sont sollicités dans tous les domaines pour compenser ou pour limiter les erreurs commises souvent sciemment par les gouvernants depuis des décennies.
On a systématiquement privilégié le court terme, parce que c'était le seul moyen pour les clans politiques de gagner des voix et on a laissé aux générations futures le soin de régler les problèmes qu'on aurait du anticiper depuis des années.
Le long terme, l'intérêt général, personne ne s'en préoccupe dans les hautes sphères : ce n'est rentable ni électoralement, ni financièrement.
Alors on préfère dépenser des millions dans la communication, on génère de splendides écrans de fumée, on fait, on défait, on refait en l'espace d'un quinquennat. On parle d'un Grenelle par-ci, d'états généraux par là, on crée des commissions, des sous-commissions, des comités, des missions d'enquête, on écrit des rapports, on conçoit des livres blancs, on phosphor, on expertise, on contre-expertise, on commandite, on comissionne, on sous commissionne, on délègue sans moyens, on vilipende, on sanctionne, on congédie, on limoge...  et en fin de course les montagnes accouchent de minuscules souris mort-nées... C'est la faute à la crise !
Bref, dans la politique aujourd'hui, il y a ce qu'on dit qui a une importance essentielle, et ce qu'on fait dans la réalité, c'est à-dire rien ou presque : on tricote, on fait de la dentelle, on compte ses sous, on ne lève jamais le bout de son nez. Quelqu'un glisse sur une crotte de chien, on fait aussitôt une loi, une femme s'étrangle avec une bouchée de pain, le ministre prend l'avion pour lui rendre visite le lendemain et lui promettre qu'on va réglementer la fabrication de la mie de pain...
Il y a plusieurs dizaines de milliers d'aumobilistes immobilisés sur les routes en raison de la neige : non, il n'y a pas de pagaille, il y a eu quelques difficultés sur les routes qui montaient ou qui descendaient (Hortefeux dans le texte)... la meilleure façon pour éviter tout problème de transport avec la neige, c'est de rester chez soi (dixit Mariani le sous-ministre des transports)... il faut se rendre dans 10 stations service pour trouver un litre de carburant : non, il n'y a pas de pénurie (dixit Borloo, l'ex-futur premier ministre). Pour ce genre d'imbécilité, nos hommes politiques sont brillants. Tout cela a le don d'exaspérer les citoyens.
Mais pour le reste, pour penser le monde à venir, pour tous les grands projets : "Ah, vous savez, c'est Bruxelles qui décide ! Avec la mondialisation, on a les poings liés !"
Bref, tout cela pour dire que la politique aujourd'hui est une affaire de camelots, de baratineurs, de menteurs... Ambition personnelle, bataille des ego... la seule chose importante est de gagner l'élection. C'est une fin en soi. Et une fois qu'on est au dessus du panier, on fait de la communication et rien d'autre, jusqu'à la prochaine élection. Avec les peaux de banane subtilement glissées sous les pieds de ses faux amis et de ses vrais ennemis, les prébendes versées aux uns et aux autres, le recours systématique à la flagornerie, le téléguidage des instituts de sondage totalement indépendants, on arrivera bien à se maintenir...
Nos institutions ne sont plus adaptées, nos hommes politiques privilégient systématiquement leur ambition personnelle et les citoyens se désintéressent de la chose publique, peu réagissent, c'est l'individualisme qui est devenu le modèle social dominant. "Chacun pour soi" est devenue la règle générale qui s'est substituée à l'intérêt général !
Les pratiques de nos hommes politiques ne sont que le triste reflet de ce tragique constat.

"Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison !
Donc vous n'avez pas honte et vous choisissez l'heure,
L'heure sombre où la France agonisante pleure !
Donc vous n'avez ici pas d'autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après !
Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !"
V.H. in Ruy Blas (un  mot a été changé).

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