ACTUALITE







L'INTERET D'UN BLOG CONSISTE ESSENTIELLEMENT A ECHANGER DES IDEES, DES IMPRESSIONS ENTRE L'AUTEUR DU BLOG ET LES LECTEURS.


POUR FAIRE UN COMMENTAIRE :

- CLIQUEZ SUR COMMENTAIRES
- REMPLISSEZ LA RUBRIQUE EN TAPANT VOTE COMMENTAIRE
- SIGNEZ VOTRE COMMENTAIRE SI VOUS LE SOUHAITEZ
- DANS SELECTIONNEZ LE PROFIL, CLIQUEZ SUR ANONYME
- TAPEZ LES LETTRES INDIQUEES
- CLIQUEZ SUR PUBLIER UN COMMENTAIRE ET C'EST FAIT


- LORSQUE LE COMMENTAIRE SERA ACCEPTE PAR L'AUTEUR DU BLOG, IL SERA PUBLIE



lundi 3 octobre 2011

REGIS DEBRAY - "DU BON USAGE DES CATASTROPHES"


Un essai sur le renouveau du prophétisme dans nos sociétés occidentales généré par un sentiment de peur alimenté par la vision des catastrophes "en live" à la télévision ou sur Internet.

Pourquoi ces nouveaux prophètes ? Qui sont-ils ? Comment fonctionnent-ils ?
Il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
Notre culture occidentale est judéo-chrétienne, elle s'est inscrite pendant des siècles dans une vision linéaire du temps avec un début (la création), un pendant (la vie sur terre, ses difficultés et ses catastrophes naturelles) et un futur prometteur (si toutefois l'on applique les principes de la religion ou de l'idéologie).
Le prophétisme se nourrit des catastrophes et de la peur.

Mais aujourd'hui, en Occident, la rationnalité a tué mythologies et idéologies. Elle a généré de ce fait une rupture entre passé et à venir, génératrice d'angoisse. Il ne reste que le présent rationnel et technologique. Lorsque surviennent des catastrophes, les nouveaux prophètes surfent sur les peurs qu'elle générèrent. Ils promettent de nouvelles catastrophes dont on ne pourra réchapper que si l'on applique leurs préceptes.

Debray décrypte les mécanismes du prophétisme, c'est un exercice intéressant. Mais on lui reprochera ses tics de langage, ses sauts culturels et  historiques permanents. Trop d'érudition nuit à la clarté du propos, c'est ce qui m'a agacé dans son livre qui heureusement ne fait qu'une centaine de pages.
Ce livre reste néanmoins un essai brillant de notre médiologue national.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire