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dimanche 23 octobre 2011

ROMAN ETRANGER : VINGT ET UN JOURS DE JORGE SEMPRUN




JORGE SEMPRUN est mort récemment, c'était un combattant un humaniste, un homme de grande qualité et un écrivain qui a su nous parler entre autres de la société espagnole pendant et après la guerre civile.






Son roman "Vingt et un jours" ne m'a cependant pas complètement séduit. C'est une fresque 'bordélique' qui tourne autour des personnages de la famille Avendano.
Trois frères : José Manuel l'aîné, conservateur, franquiste et jouisseur impénitent, Ignacio, le jésuite, et José Maria, le progressiste, sensible aux idées marxistes qui périra sous les coups des journaliers de l'exploitation (hacienda) familiale.
Trois femmes : Mercedès, la femme de José Maria, qui deviendra ensuite la maîtresse de son beau-frère José Manuel,  Raquel, la fille de la servante Satur, qui sera la confidente et la compagne de plaisir de Mercedès et Satur elle-même, la mémoire de la famille.
Deux enfants jumeaux : ceux de Mercedès et de José Maria, Lorenzo et Isabel qui, ayant atteint l'âge adulte rêvent d'un amour incestueux et qui se donneront la mort.
A côté de cette famille, qui symbolise en quelque sorte la société espagnole à l'époque du franquisme, gravitent des personnages, amis et ennemis des uns ou des autres tels le commissaire franquiste qui cherche à débusquer les communistes par tous les moyens et à les torturer, Agustin Larrea, le sociologue, alias Federico Sanchez le dirigeant communiste clandestin, alias Jorge Semprun-le narrateur, ou encore Leidson, l'historien américain qui enquête sur le rituel expiatoire mis en place par la famille Avendano, qui consiste à rejouer chaque année le meurtre de José Maria par le groupe de journaliers conduits par "El Refilon".
Apparaissent également furtivement Ernest Hemingway et Domingo Dominguin, personnages célèbres, qui prennent chacun leur part dans cette intrigue.

Le mérite de Semprun, malgré sa technique romanesque faite de digressions permanentes, de sauts dans le temps et dans l'espace, de références mystérieuses à des tableaux comme le "Judith et Holopherne", chef d'oeuvre de sensualité et de violence meutrière, exposé au musée Capodimonte de Naples, à des morceaux de musique ;comme ce tango argentin, à des vers, fussent-ils de Lorca, dont on ne saisit pas toujours le rapport avec l'histoire, est de nous introduire par petites touches au coeur de cette société espagnole complexe engendrée par la guerre civile, pleine de contradictions et d'incohérences, où se mêlent  et s'entremêlent révolte et  conservatisme, religion et violences policières, intellectualisme et servilité, innocence et audaces sexuelles. Société qui cherche à se reconstruire en essayant de combler  patiemment les fossés creusés entre les victimes et leurs assassins. Le rite expiatoire annuel qui consiste à rejouer chaque année la tragédie de l'assassinat de José Maria par les journaliers de l'exploitation familiale est la clé de l'histoire.
Continuera-t-elle, changera-t-elle, s'arrêtera-telle définitivement ? C'est de l'Espagne qu'il est question !

Je n'ai pas totalement adhéré à la forme littéraire, mais j'ai peut-être un peu mieux compris les relations complexes, voire ambigües, au sein de la société espagnole pendant et surtout après la période de la guerre civile quand Franco régnait encore en maître dans la péninsule ibérique, grâce à Jorge Semprun, qui est un grand bonhomme.

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