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jeudi 29 décembre 2011

COMMENT REVISITER L'HISTOIRE D'UNE VILLE : UNE LIVRE REMARQUABLE D'ALAIN BELLASSENE


Ma fille m'a offert le livre d'Alain Bellassène très récemment et en toute objectivité, même si la photo de mon grand-père Auguste Morin-Gacon, figure sur la "une" de couverture, j'ai trouvé ce livre très riche, très intéressant. Accessible au plus grand nombre aussi et comportant de nombreuses illustrations.

Dans cet ouvrage, particulièrement bien documenté, l'auteur revisite l'histoire de la ville sous un angle nouveau, celui des contributions des élus qui se sont succédé pendant des siècles à la première magistrature de la ville. Ainsi nous est-il plus aisé de décrypter ce qu'ont pu apporter aux citoyens de la ville tel ou tel maire, tel ou tel programme politique, en particulier depuis l'avènement de la République. Des tableaux de synthèse à la fin de chaque article permettent d'avoir une excellente visibilité sur les apports réels de chaque équipe municipale.
Par ailleurs, ce livre démontre, s'il en était besoin, l'importance du regard de l'historien sur les périodes passées, même les plus récentes. En effet, depuis mon enfance, j'ai vécu sur des clichés concernant les différents maires de DIJON. Clichés souvent véhiculés par les principaux organes de communication qu'étaient les quotidiens de l'époque. Alain Bellassène permet ainsi à nombre de ses lecteurs de changer leur vision sur ceux qui ont présidé aux destinées de la ville de Dijon.
Au plan tout à fait personnel, moi qui suis un vieux dijonnais, même si je n'habite plus dans cette ville magnifique, j'ai avec un plaisir non dissimulé enfin pu mettre des visages et des actes politiques derrière les noms de rues que j'empruntais étant enfant : rue Millotet, rue Auguste Perdrix, ou encore rue Charles Dumont.
J'ai également découvert que le Durande de la rue où je suis né, le docteur Durande, Jean Baptiste, célèbre botaniste, était le père de Claude-Auguste Durande, le maire de la Restauration qui lui, n'a pas de rue à son nom.
Quant à Chartraire de Montigny, trésorier des Etats de Bourgogne sous l'ancien régime et propriétaire du chateau de Bierre-les-Semur (*) et du somptueux hôtel particulier de la rue Vannerie dans lequel j'ai essuyé, bien plus tard, mes fonds de culotte pendant onze ans(**), il réussit la prouesse d'être le premier maire de la ville, aristocrate donc, sous l'ère de la Révolution !  
Enfin, j'ai noté que depuis la Libération, 4 maires seulement se sont succédé à l'Hôtel de Ville : le chanoine Kir, que ma famille a bien connu et à qui je serrais la main à chaque fois que je le rencontrais rue de la Libs ou sur la place d'Armes; le docteur Veillet, qui fit un passage éclair à l'époque où, étudiants à l'université, nous défilions dans les rues de Dijon avec des slogans qui résonnent encore dans mes oreilles; Robert Poujade, dont l'épouse fut ma prof de français en terminale à Marcelle-Pardé et enfin François Rebsamen dont je fus le collègue et aussi le "copain" pendant plusieurs années et pour lequel j'éprouve une sincère admiration.
Quelle longévité pour Kir, Poujade et Rebsamen ! Cela montre bien l'attachement des dijonnais à leurs édiles !

Les quelques remarques qui précèdent montrent à quel point le livre d'Alain Bellassène m'est précieux, tous les amoureux de Dijon devraient l'avoir sur leur table de nuit.
Je lui suis aussi tout particulièrement reconnaissant d'avoir rétabli une certaine vérité sur le citoyen  maire Morin-Gacon (1896-1900), injustement maltraité par la presse locale et totalement et volontairement ignoré par ses successeurs jusqu'à l'élection de François Rebsamen.

(*) Henri EVRARD, "le château et le domaine de Bierre, des origines à nos jours" et "Les propriétaires célèbres du château de Bierre", janvier 2008
(**) Ecole Saint François de Sales, voir historique de l'école par Jean Marilier : http://www.colyse.fr/colstfrancois/historique.html

1 commentaire:

  1. J'ai lu de mon cote "Becon" de Bauve, mais la prose etait plus ironique qu'historique. Il est vrai que Dijon a sa moutarde quand Becon n'a que ses bruyeres ; moins facile pour accompagner l'andouillette !

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