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mardi 3 avril 2012

CLAUDE SIMON - " LE TRAMWAY " PARU EN 2001














L'allée des Marronniers à Perpignan avec le tramway à droite


Pour qui a lu " L'acacia ", " Le tramway " ne saurait surprendre. On y retrouve, des lieux, des situations, ou plutôt des images familières : Perpignan, la maison habitée par la mère, la vie dans les colonies, l'ancêtre général d'Empire régicide, les deux guerres mondiales...
A noter en exergue du livre cette référence à Marcel Proust : "... l'image étant le seul élément essentiel, la simplification qui consisterait à supprimer purement et simplement les personnages réels serait un perfectionnement décisif."
Donc ici, point de chronologie, point d'histoire, point de personnages, des images, encore des images, telles qu'elles jaillissent de la mémoire de l'écrivain.
Bien sûr, rien n'est laissé au hasard. Il ne s'agit pas d'une prose brute ou automatique, mais bien d'une prose construite, découpée, redécoupée, véhiculée par un tramway. Tramway de l'enfance, tramway que l'on rate, tramway dans lequel naît le sentiment de son importance, mais il y a aussi cet hôpital. Hôpital de la vieillesse, monde de la mort, images des corps osseux, des têtes qui se transforment en têtes de rapaces.
Images faisant écho à celles décrites dans l'Acacia. Mais dans " Le Tramway ", Simon utilise le " je ", tandis que dans " l'Acacia " les images sont incarnées par des hommes et de femmes sans nom qui hantent la mémoire de l'écrivain.
Un exemple : " et comme une de ces facétieuses ironies de l'Histoire, je retraversai le même hameau, me traînant à pied cette fois, exténué, dépenaillé, mourant de faim et de soif dans le long et lamentable cortège des prisonniers en route vers l'Allemagne, c'est-à-dire que pour le "comment", ç'avait ressemblé à quelque chose comme une chasse à courre et, quant à mon comportement, qu'il était possible de conditionner un jeune homme par ailleurs normal de telle sorte qu'il soit capable de faire montre non pas d'héroïsme, de courage, de patriotisme ou de sens du devoir mais simplement (par - mais quoi ? : abrutissement, imbécile vanité, entêtement, renoncement, ou seulement insurmontable fatigue du corps et de l'esprit ? ) capable d'avancer monté sur un cheval au pas, au devant d'une mort à peu près aussi inutile que certaine..." (p. 124, Editions de Minuit Double, 2007)

  • Mes impressions
D'abord une certaine familiarité avec l'écriture de Simon. C'est un acquis. Ce qui ne veut pas dire que la lecture de ses textes est devenue aisée, loin de là. On retrouve toujours les phrases très longues, les fameuses parenthèses, les majuscules en cours de texte associées à l'absence de points, et aussi les incertitudes, les hésitations, les gros plans sur des objets, le flou des images, les jeux de couleurs et d'odeurs, les images terrifiantes, les correspondances... Bref tout ce qui fait l'originalité de Simon. On aime ou on n'aime pas. Simon est incontestablement un grand créateur.

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