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lundi 15 juin 2015

"BRAZZAVILLE PLAGE" DE WILIAM BOYD


BRAZZAVILLE PLAGE
 
 

« La vie que l’on ne soumet pas à l’examen ne vaut pas d’être vécue. » (citation de Socrate)

 Hope Clearwater, la jeune héroïne de Boyd, met en application ce précepte.

La clé du roman se situe dans les premières pages :
« Pourquoi donc la plage est-elle devenue mon port d’attache … ?
Comment vous l’expliquer ? Je suis ici parce que j’ai traversé deux séries d’événements étranges et extraordinaires, et que j’ai eu besoin d’un peu de temps pour les peser, les évaluer. Il faut que je trouve un sens à ce qui m’est arrivé avant de pouvoir reprendre ma vie dans le monde, si je puis dire.
Connaissez-vous ce sentiment ? Le besoin de faire une halte, de dire : assez, ralentissons, lâchez-moi les baskets."

Deux séries d’événements donc. La première en Angleterre, la seconde en Afrique. Deux histoires à raconter. J’ai fui en Afrique pour échapper à ce qui s’était passé en Angleterre et puis, comme il s’y emploie souvent, le continent noir m’a entraînée plus loin.

 
Un roman étonnant, surprenant.

Etonnant quant à ses thèmes : les chimpanzés qui se font la guerre et qui font preuve de cruauté... comme les humains, un mathématicien qui devient maniaco-dépressif et se suicide et une héroïne au nom de « Hope », chercheuse en Afrique, qui se fait kidnapper t qui surmonte avec une énergie extraordinaire tous les obstacles encombrant sa route.

Surprenant par son architecture : quatre histoires juxtaposées, ou plutôt interposées dont trois seront imbriquées à la fin du livre (Grosso Arvore, Usman et l’enlèvement par Amilcar). Mais l’histoire avec John Clearwater et Munro ne semble se justifier que pour mieux comprendre la psychologie du personnage de Hope et l’analyse perpétuelle qu’elle fait de sa vie.

Insertion étonnante aussi dan le cœur du récit de ces passages en italique à résonnance érotique, scientifique et philosophique constituant des ruptures entre les différentes histoires du roman.

Surprenant quant à son style narratif : comme l’auteur l’annonce au début du livre Hope est à la fois sujet et objet, tantôt elle s’exprime à la première personne et tantôt l’auteur utilise la troisième personne. « Je suis Hope Clearwater. Elle est Hope Clearwater. » p.16.

 

Mes impressions

-        Impression de l’Européen en Afrique que tout est possible à tout instant, insécurité, incertitude, la mort peut vous surprendre à tout instant, sur le terrain, dans la forêt ou à l’occasion de rencontres avec des personnes hostiles, des soldats ou des policiers en particulier.

-          Fonctionnement d’un centre de recherches : toute puissance du mandarin à la fois respecté, admiré et détesté par ses collaborateurs qui dépendent de lui corps et âme. Description très fine de ce milieu par Boyd.

-          Excentricité, comportement atypique, folie des chercheurs, des savants ici c’est John Clearwater, dans la réalité ce fut Georg Cantor, Alan Turing, John Nash ou Grigori Perelman par exemple, et bien d’autres encore

-          Les guerres civiles en Afrique : cruauté des scènes de guerre, enfants soldats, Afrique paradis des marchands d’armes et de tous les trafics

-          Les animaux et les humains : quels points communs, quelles frontières ?

-          La famille et toutes ces contraintes, les amis, la vieillesse, un monde qui se referme

-          Exotisme et érotisme avec Usman : le pilote d’avion, le soleil, la plage…

-          Les comportements humains : chacun défend ses intérêts en allant parfois jusqu’à la mort des autres, lâcheté, agression sexuelle, cruauté, imbécilité, calcul… POUAH !

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