Hasard ou nécessité, aujourd'hui l'idée m'est venue d'explorer le concept de simplicité. J'avais l'intuition que la simplicité en tant que fait ou qualité constatée, n'était pas un point de départ, mais bien un aboutissement.
En fait, depuis quelques temps, j'ai lu un certain nombre de livres qui ne m'ont pas paru faciles à lire, et je me suis fait la réflexion que la plupart des auteurs manquaient de simplicité... et que cette absence de simplicité me rebutait et surtout nuisait à une bonne communication. Constat banal n'est-ce pas ?
Parallèlement j'étais convaincu que la simplicité nécessitait une grande maîtrise de l'art d'écrire. Mon modèle de référence étant à cet égard, sans conteste, le Descartes des "Méditations".
Mais qu'est ce que la simplicité ? Est-ce que je maîtrise bien le sens de ce terme. Pas sûr ! Encore une fois, doctus cum libro :
Mais qu'est ce que la simplicité ? Est-ce que je maîtrise bien le sens de ce terme. Pas sûr ! Encore une fois, doctus cum libro :
- Dans un premier dictionnaire, je trouve deux sens :
sens 1 : caractère de celui ou de ce qui est simple (cela ne m'avance pas vraiment !)
sens 2 : attitude spontanée et naturelle (c'est déjà mieux).
- Dans Wikipedia, je trouve la définition suivante :
"La simplicité est la propriété, la condition ou la qualité d'être simple et non-combiné.
Elle dénote souvent la beauté, pureté ou clarté. "
Cela me séduit plus que les deux définitions précédentes.
Toutefois ce qui m'embarasse c'est l'incohérence des synonymes du mot simplicité, on trouve aussi bien "naïveté", "bêtise", "crétinisme" que "beauté", "clarté", "confiance", "pureté".
Le contraste est évident entre ces deux catégories de synonymes. Qu'est ce que cela peut bien signifier? Que la simplicité ne peut réellement s'expliquer, qu'elle est un terme irréductible ou bien un aboutissement ?
Je décide toutefois de poursuivre ma recherche et je tombe par hasard sur le concept de "simplicité volontaire". Bizarre ! Il y aurait donc une simplicité première, brute ou subie et une simplicité fruit de la volonté. Approfondissons cette seconde acception.
Malheureusement je m'aperçois très vite que le concept de "simplicité volontaire" a déjà été exploité sous toutes les coutures, j'avoue qu'avant aujourd'hui je l'ignorais.
Faut-il alors arrêter la recherche sous prétexte que d'autres ont déjà tout dit, tout lu, tout fait ? C'est une tentation première. Mais si je me place dans cette hypothèse, il est certain que je finirai ma vie dans un fauteuil à rêver et à ne rien entreprendre. Donc j'écarte le "Courage fuyons !" et je décide de poursuivre.
Et voici ce que je trouve au sujet de la "simplicité volontaire" :
La simplicité volontaire est un mouvement (tiens donc !) qui existe depuis des millénaires, même si le terme est très récent.
Il y a 2500 ans, Socrate vivait une existence très simple et il croyait que celui qui possédait peu était plus près des dieux et de l'univers.
Les Philosphes Cyniques, ainsi qu'Épicure prônaient déjà la simplicité dans l'Antiquité.
Les communautés monastiques furent les premières organisations de vie à choisir volontairement la frugalité et à pratiquer l'autosuffisance.
Saint-François-d'Assise, "l'unique parfait chrétien depuis Jésus" selon Ernest Renan, est aussi considéré comme un modèle de simplicité volontaire.
La vie de Gandhi est un exemple de simplicité.
Et en 1936, l'on trouve pour la première fois l'expression "simplicité volontaire" (simple living) dans un article de Richard Gregg, un disciple de Gandhi, qui reprend les idées principales de celui-ci. Cet article passa inaperçu lors de sa première parution et n'eut d'impact que lors de sa réédition en 1974.
L'expression « simplicité volontaire » est connue depuis le livre du même nom publié en 1981 par Duane Elgin. Ce courant se développe depuis les années 1980 dans plusieurs pays industrialisés.
On peut ajouter comme une des voix actuelles de cette pensée, Pierre Rabhi, agroécologiste et écrivain. "
Et en 1936, l'on trouve pour la première fois l'expression "simplicité volontaire" (simple living) dans un article de Richard Gregg, un disciple de Gandhi, qui reprend les idées principales de celui-ci. Cet article passa inaperçu lors de sa première parution et n'eut d'impact que lors de sa réédition en 1974.
L'expression « simplicité volontaire » est connue depuis le livre du même nom publié en 1981 par Duane Elgin. Ce courant se développe depuis les années 1980 dans plusieurs pays industrialisés.
On peut ajouter comme une des voix actuelles de cette pensée, Pierre Rabhi, agroécologiste et écrivain. "
Je ne connais pas ce Pierre Rahbi, mais je connais un peu Socrate, François d'Assise et Ghandi et ce ne sont pas les pires des hommes n'est-ce pas ? Donc je suis peut-être sur la bonne voie avec mon histoire de simplicité. Je continue ma recherche dans Ekopedia et voici ce que je lis :
"L'idée est de chercher la simplification pour améliorer sa qualité de vie. Cette philosophie de vie est née de la constatation que la consommation n'apporte pas le bonheur. Dans la société de consommation, on consacre son temps à gagner toujours plus d'argent pour satisfaire des besoins matériels. Le principe de la simplicité volontaire est de moins consommer, donc d'avoir moins besoin d'argent et moins besoin de travailler. En vivant en dessous de ses moyens, on gagne alors du temps pour ce qui est important pour soi.
La simplicité volontaire n'est pas la pauvreté , ni le sacrifice. C'est un choix de vie délibéré. Mais elle peut représenter une aide pour des personnes ayant des difficultés financières.
La simplicité volontaire, dans le sens où elle limite la consommation de biens matériels, contribue à ralentir la destruction des ressources naturelles. De la même façon, le refus du gaspillage permet d'économiser l'eau, l'électricité et toutes les formes d'énergie.
La simplicité volontaire n'est pas la pauvreté , ni le sacrifice. C'est un choix de vie délibéré. Mais elle peut représenter une aide pour des personnes ayant des difficultés financières.
La simplicité volontaire, dans le sens où elle limite la consommation de biens matériels, contribue à ralentir la destruction des ressources naturelles. De la même façon, le refus du gaspillage permet d'économiser l'eau, l'électricité et toutes les formes d'énergie.
La simplicité volontaire peut être critiquée sur le fait qu'il ne s'agit que d'actions individuelles (voire individualistes) qui ne sont pas en mesure de changer la société. Mais la simplicité volontaire n'a pas l'ambition de changer le monde, simplement de favoriser la réflexion pour changer sa façon de vivre. De plus, elle permet d'agir immédiatement sans devoir attendre que les gouvernements cessent de tergiverser. Les actions individuelles peuvent sembler comme une goutte d'eau dans l'océan, mais comme le disait si bien Mère Térèsa, si nous n'agissons pas, cette goutte d'eau ne se rendra pas jusqu'à l'océan. En réalité, c'est la somme de toutes les actions individuelles qui permettra de créer un monde meilleur et la simplicité volontaire représente un chemin privilégié pour arriver à cette fin. (Sous réserve que les actions individuelles aillent dans le sens souhaité !)
L'un de ces spécialistes, Mark A. Burch, explique que la simplicité volontaire peut s'appliquer également à des domaines moins matériels comme les activités, les relations, les souvenirs. L'idée est de vivre mieux avec moins. Or, il n'y a pas que les objets qui nous encombrent! On peut même penser que c'est en ayant l'esprit désencombré que l'on est alors capable d'appliquer la simplicité volontaire sur les objets qui nous entourent, car nous savons alors ce qui a vraiment de l'importance pour nous. (C'est pas mal ça !)
À l'heure actuelle, la simplicité volontaire constitue un mouvement social assez marginal, mais la "vie simple" présente plusieurs avantages que l'on gagnerait à découvrir. Aussi, elle pourrait être associée à des bienfaits importants pour la santé et la recherche scientifique gagnerait certainement à s'y intéresser dans une perspective de santé publique." (A ce stade le concept devient un peu fourre tout !)
L'un de ces spécialistes, Mark A. Burch, explique que la simplicité volontaire peut s'appliquer également à des domaines moins matériels comme les activités, les relations, les souvenirs. L'idée est de vivre mieux avec moins. Or, il n'y a pas que les objets qui nous encombrent! On peut même penser que c'est en ayant l'esprit désencombré que l'on est alors capable d'appliquer la simplicité volontaire sur les objets qui nous entourent, car nous savons alors ce qui a vraiment de l'importance pour nous. (C'est pas mal ça !)
À l'heure actuelle, la simplicité volontaire constitue un mouvement social assez marginal, mais la "vie simple" présente plusieurs avantages que l'on gagnerait à découvrir. Aussi, elle pourrait être associée à des bienfaits importants pour la santé et la recherche scientifique gagnerait certainement à s'y intéresser dans une perspective de santé publique." (A ce stade le concept devient un peu fourre tout !)
Finalement, mon point de départ m'amène à une vision du monde à la fois très actuelle et en définitive pas trop con. Mais la difficulté n'est pas d'être convaincu, il faut maintenant essayer de désapprendre la société de consommation. Celà ce n'est pas simple d'être simple !
La photo qui suit illustre le concept de simplicité dans Ekopedia et j'avoue que cela ne me déplait pas. Il y a là plus qu'un symbole !


ZUT J'AI ENCORE ETE TROP LONG, J'AURAIS DU FAIRE PLUS SIMPLE !
Je te conseille la lecture de ce petit livre de 91 pages de sébastien Lapaque aux éditions Stock : "Sermon de saint François d'Assise aux oiseaux et aux fusées". Pourrait-être l'un des ouvrages débattus lors du prochain et 1er "café litéraire" qu'Anne s'est engagée d'organiser ! Je vais essayer d'en parler dans mon blog.
RépondreSupprimerJ'en profite pour te dire que, même si je ne lis pas tout tout de suite, et même si je ne mets pas systématiquement des commentaires, j'apprécie ta curiosité et tes interrogations qui m'enrichissent.
Je me demande si je ne vais pas ller voter une 2ème fois (non, ce ne serait pas honnête...tiens, et l'honnêteté : quand ns en parles-tu ?
Je fais une commande en ligne.
RépondreSupprimerOn en reparle ensuite.