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mercredi 4 mars 2009

PROJETS POUR PARIS ET LA REGION PARISIENNE, MAIS AUSSI QUESTION DE METHODE ...

Dix projets pour le "Grand Paris"
LEMONDE.FR 20.02.09
© Le Monde.fr
Comme je le disais il n'y a pas longtemps dans ce blog, je ne connais rien à l'architecture, mais j'ai trouvé ces projets intéressants, car dans une certaine mesure ils pourraient concerner nos enfants et nos petits-enfants... si toutefois l'un ou l'autre d'entre eux se concrétise un jour. Rien n'est moins sur et je crains plutôt que nous n'ayons à "survivre" dans le genre de cité que présente le film (prémonitoire ?) "Les fils de l'Homme", pour ne pas remonter à "Soleil Vert".
ATTENTION ! A NE PAS REGARDER SI ON EST EN PHASE DE DEPRIME.





Mais, est-ce que je ne serais pas en train de me laisser influencer par le pessimisme ambiant que distillent les medias à longueur de journée ?
Pourquoi ne pas se réjouir que de tels projets existent ? Cela signifie que certains d'entre nous croient à l'avenir ou tout au moins cherchent à lui donner une réalité.
Pourquoi en définitive ne pas rendre compte de la diversité des choses qui nous entourent sans avoir à adopter nécessairement un conformisme pessimiste ou un angélisme euphorique ?
Pourquoi ne pas essayer de recourir à cette pratique jankélévitchienne citée par Denis Grozdanovitch dans son livre "L'art difficile de ne presque rien faire." (J'en ai fait mon livre de chevet ?
Que fait Jankelevitch exactement ?
"Il pratique un équilibre funambulesque entre une pensée très subtile, scintillant sur la fine pointe du présent, et sa perpétuelle négation dans le commentaire qui allait suivre, comme si l'avancée de quelque proposition que ce fût dût être instantanément corrigée par l'hypothèse sarcastique contraire. Pensée hautement paradoxale, supérieurement humoristique et non dogmatique dont le "chic" inimitable était de paraître - à travers un exercice d'auto-ironie presque compulsif - en permanente rupture avec elle-même."
Bien entendu il ne s'agit pas de se comparer à un penseur aussi extraordinaire que Jankélévitch. C'est sa méthode, sa pratique qui m'intéresse. Celle-ci n'est-elle pas proche de la recherche des contrastes engendrant la lumière que je m'efforce de concrétiser ici ?
Pourquoi faut-il toujours penser une chose et non son contraire en même temps sous peine d'être pris pour un fou ?
Parce que l'expression de la pensée s'inscrit dans un temps linéaire et que l'on ne peut pas dire au même instant une chose et son contraire. Le peintre peut en revanche exprimer deux visions, ou plus encore, qui se superposent et qui rendent compte d'une réalité multiple. Mais ce qui est possible avec l'image ne l'est pas avec les mots : la parole, l'écriture s'inscrivent inexorablement dans le temps. C'est le temps linéaire qui génére la contradiction rationnellement interdite. Si l'expression des contraires étaient simultanée, il n'y aurait pas de problème.
Finalement, De Chirico n'est-il pas en permanente rupture avec lui-même ? N'est-ce pas là que réside l'originalité profonde du visionnaire ?
Qu'en est-il des architectes ?
Penser les multiples aspects du monde qui nous entoure, quel défi !

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