Le bassin de la cour carrée, la porte Champollion donnant sur la Seine, le pont des Arts et tout au fond l'Institut de France (photo ci-dessous).
Comment ne pas penser à ce cher Georges qui nous manque beaucoup !
Plus loin sur la rive gauche en remontant vers la Place Saint Michel, c'est l'Hôtel de la Monnaie (lieu d'exposition entre autres)
Un peu d'histoire et d'architecture :
L'Hôtel des Monnaies, dont la première pierre fut posée par l'abbé Terray, contrôleur général des finances, le 30 avril 1771, a été construit par l'architecte Jacques-Denis Antoine. L'édifice, vu du quai, offre une façade longue de 120 mètres et deux étages au-dessus d'un rez-de-chaussée. La décoration de cette façade consiste en un avant-corps de six colonnes ioniques, élevées sur un soubassement de cinq arcades, orné de refends ; un grand entablement, avec consoles et modillons, couronne l'édifice dans toute sa longueur. L'avant-corps est surmonté d'un attique au-devant duquel se dressent six figures debout et isolées, sculptées par Pigalle, Mouchy et Lecomte, représentant la Loi, la Prudence, la Force, le Commerce, l'Abondance et la Paix. L'arcade centrale de l'avant-corps est percée d'une porte monumentale à panneaux grillés, accompagnée de marteaux en bronze et du chiffre de Louis XV. Dans le tympan, un écusson fleurdelisé est accosté d'un Mercure et d'une Cérès.
En retour de cette façade principale, qui donne si grand air au quai Conti, une autre façade sur la rue Guénégaud, longue de 118 mètres, se compose de deux ailes et d'un pavillon central dont l'attique supporte quatre statues : la Terre, l'Air, l'Eau et le Feu, par Caffieri et Dupré. Si l'on déduisait de ces longueurs respectives de 120 mètres pour la grande façade et de 118 mètres pour la façade latérale de gauche, que l'Hôtel des Monnaies présente la surface d'un parallélogramme et presque d'un carré parfait, on se tromperait grandement. D'abord la façade latérale n'est pas d'équerre avec la principale et s'incline en obliquant vers l'ouest, dessinant un angle rentrant ; ensuite la façade de droite, donnant sur l'impasse Conti, offre à peine 40 mètres de développement ; il semble que l'édifice soit manchot de l'épaule droite. En réalité, les deux grandes façades ne sont que les deux côtés d'un triangle, unis entre eux par un troisième côté, que dessinent à l'intérieur des bâtiments en retraite l'un sur l'autre. La raison de cette forme bizarre est la rencontre par les bâtiments de la Monnaie d'un autre parallélogramme antérieur, occupé par les dépendances du collège Mazarin, et qui dressèrent devant l'architecte de la Monnaie un obstacle infranchissable. Cela dit, il faut reconnaître qu'Antoine a merveilleusement tiré parti d'un terrain si difficile. L'arcade centrale donne accès à un superbe vestibule, orné de vingt-quatre colonnes doriques, et d'où l'on monte, par un bel escalier, à la galerie du premier étage qui renferme le musée des Monnaies et des Médailles.
En retour de cette façade principale, qui donne si grand air au quai Conti, une autre façade sur la rue Guénégaud, longue de 118 mètres, se compose de deux ailes et d'un pavillon central dont l'attique supporte quatre statues : la Terre, l'Air, l'Eau et le Feu, par Caffieri et Dupré. Si l'on déduisait de ces longueurs respectives de 120 mètres pour la grande façade et de 118 mètres pour la façade latérale de gauche, que l'Hôtel des Monnaies présente la surface d'un parallélogramme et presque d'un carré parfait, on se tromperait grandement. D'abord la façade latérale n'est pas d'équerre avec la principale et s'incline en obliquant vers l'ouest, dessinant un angle rentrant ; ensuite la façade de droite, donnant sur l'impasse Conti, offre à peine 40 mètres de développement ; il semble que l'édifice soit manchot de l'épaule droite. En réalité, les deux grandes façades ne sont que les deux côtés d'un triangle, unis entre eux par un troisième côté, que dessinent à l'intérieur des bâtiments en retraite l'un sur l'autre. La raison de cette forme bizarre est la rencontre par les bâtiments de la Monnaie d'un autre parallélogramme antérieur, occupé par les dépendances du collège Mazarin, et qui dressèrent devant l'architecte de la Monnaie un obstacle infranchissable. Cela dit, il faut reconnaître qu'Antoine a merveilleusement tiré parti d'un terrain si difficile. L'arcade centrale donne accès à un superbe vestibule, orné de vingt-quatre colonnes doriques, et d'où l'on monte, par un bel escalier, à la galerie du premier étage qui renferme le musée des Monnaies et des Médailles.

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