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vendredi 24 avril 2009

LA FACADE DU MINISTERE DE LA CULTURE RUE SAINT HONORE PAR FRANCIS SOLER, LOUVRE DES ANTIQUAIRES ET HOTEL DU LOUVRE


Posted by Picasa (c) G. Morin



Posted by Picasa (c) G. Morin

Les bâtiments du Ministère de la Culture

Les deux lots des Bons Enfants posaient un problème de cohérence. Le premier immeuble conçu par Georges Vaudoyer, en 1919, abritait les réserves du grand magasin du Louvre, le deuxième, une extension conçue par Olivier Lahalle en 1960, était occupé par le Ministère des finances qui, après son déménagement à Bercy, souhaitait vendre le bâtiment à un promoteur qui en aurait fait un hôtel.
Sur 5 000 mètres carrés, la mantille de ferronnerie unifie les différents lots. Son motif abstrait, d'après Francis Soler, vient d'un tableau de la Renaissance italienne, de Giulio Romano du palais du Té à Mantoue. L'architecte a déformé les personnages par ordinateur jusqu'à obtenir des arabesques où ils se dissolvent. La fine dentelle d'acier voile et dévoile la façade dans un même mouvement. Légère et puissante, elle enserre le batîment du premier étage aux combles et l'ancre ainsi dans le sol parisien. De l'intérieur, la résille argentée ne gêne pas la vue mais crée des jeux de lumière suivant le ciel changeant de Paris. Elle permet de voir sans être vu, selon le principe des moucharabiehs arabes.


Posted by Picasa (c) G. Morin

Je me demande s'il ne s'agit de ce motif extrait du Banquet de Psyché de Giulio Romano (Jules Romain) qui se trouve dans la salle de Psyché au Palais du Te. Ce n'est qu'une supposition émise par un ignorant !


Voici ce que dit l'architecte : "Sur le territoire de l’ancienne section révolutionnaire du Palais Royal (mai 1790), à deux pas de la Comédie Française et du Palais du Louvre, s’élèvent les Bons Enfants, Ministère de la Culture et de la Communication. Tous les grands mouvements de révolution ont traversé ce quartier, y semant une odeur de poudre, mais aussi tous les mouvements de capitaux (la Bourse, la Banque de France, la Place Vendôme, la rue de la Paix). C’est un quartier riche et révolutionnaire, conservateur et moderne, idéal pour marquer la pierre par une intervention contemporaine. La tentation d’aller vers une simple restauration ou vers la protection des traces laissées sur site était grande. Au contraire, je choisissais de maintenir la coexistence des différentes strates existantes. La rue des Bons Enfants était étroite et sombre. Elle alignait cependant, de l’autre côté du trottoir, de beaux immeubles du dix septième siècle en pierres décrépies par le temps. J’y créai une brèche en abattant un bâtiment sans intérêt et le soleil entra de nouveau sur un jardin inventé de toutes pièces. La cour s’ouvre désormais sur la rue. Sur la périphérie, au droit des rues Saint Honoré, Montesquieu et Croix des Petits Champs qui constituent, à elles trois, la carapace poreuse et complète de l’îlot des Bons Enfants, la résille, toute en plaques d’acier inoxydable découpées au laser, enveloppe toutes les façades urbaines et péri métriques de l’opération. Elle est légère et envahissante, jamais encombrante. Et la lecture qu’on en a, se déplace sur des valeurs visibles, souvent contraires. Celles de la brillance et de la matité, celles de la finesse et de la profondeur, celles du ciselé et du contour flou, celles de la figuration et de l’abstraction. Elle est garde corps et œuvre confidentielle. Elle est cuirasse, armure ou cote de maille, s’attachant à protéger le ministère contre toute intrusion intempestive et contribuant, par sa proximité, à fabriquer ces espaces indescriptibles qui donnent le sentiment que lorsqu’on est dedans, on est, là, comme on est pas ailleurs. Toute la lumière qui pénètre dans les bâtiments est découpée et dessinée par la résille de façade. Elle percute des sols en résine, dont la couleur noisette s’apparente à celle d’un sol sablonneux. La résine de superficie, transparente et uniforme, favorise les reflets et conduit la lumière très loin dans des couloirs recouverts, sur toute leur longueur, par un tapis bordé, couleur framboise. "
Extraits du dossier de presse Francis Soler.
Le Louvre des Antiquaires


Posted by Picasa (c) G. Morin
Le Louvre des Antiquaires est installé dans une partie des locaux laissés vacants par les Grands Magasins du Louvre
Les Grands Magasins du Louvre étaient un grand magasin parisien fondé en 1855, trois ans après son concurrent Le Bon Marché, et fermé définitivement en 1974.

En
1855, Alfred Chauchard, jusqu'alors commis au magasin Au Pauvre Diable aux appointements de 25 francs par mois, s'associe avec Auguste Hériot et Léonce Faré pour louer le rez-de-chaussée du Grand Hôtel du Louvre, qui vient d'ouvrir ses portes rue de Rivoli à l'occasion de l'Exposition universelle dans un immeuble construit en 1852 par les frères Pereire à la demande du baron Haussmann, préfet de la Seine.
Au rez-de-chaussée de l'immeuble, la société « Faré, Chauchard, Hériot et Compagnie » crée un magasin de mode, « Les Galeries du Louvre ». Les locaux sont loués à La Compagnie Immobilière de Paris. Les frères Pereire avancent des fonds pour le lancement de l'affaire et, en 1860, prendront des parts dans la société.
En
1857, Faré se retire, à tort, car le commerce ne cesse de prospérer. En 1865, les Grands Magasins du Louvre réalisent 15 millions de ventes, pour 41 millions dix ans plus tard. Ils emploient alors 2.400 personnes. Chauchard et Hériot deviennent extrêmement riches.
En
1875, les deux associés sont en mesure de racheter l'ensemble de l'immeuble. Ils transfèrent l'Hôtel du Louvre de l'autre côté de la place du Palais-Royal, où il se trouve encore aujourd'hui et, après deux ans de travaux, ouvrent Les Grands magasins du Louvre. Ils se flattent de proposer tout ce que le client peut désirer : cinquante-deux départements et comptoirs offrent des soieries de toutes les couleurs, des châles des Indes, des tartans, des articles de Paris, tout le nécessaire pour la bonneterie, les jouets, l'aquarelle, etc.

Posted by Picasa (c) G. Morin - L'Hôtel du Louvre aujourd'hui.

Auguste Hériot meurt en 1879 et son frère, Olympe, hérite de ses actions. Chauchard vend ses parts, pour une raison inconnue, en 1885. Olympe dirige alors seul la société jusqu'en 1888, date à laquelle les premiers signes d'aliénation mentale l'obligent à démissionner. Il est remplacé par le fils d'Émile Pereire.
En 1889, la compagnie fut rebaptisée
Société du Louvre et ouvrit un deuxième hôtel, l'Hôtel Concorde Saint-Lazare, dont le hall est l'œuvre de Gustave Eiffel. En 1909, la société ouvrit après rénovation l'Hôtel de Crillon, place de la Concorde. En 1930, les actions furent inscrites à la cote officielle de la bourse de Paris.
Les Grands Magasins du Louvre ne disparurent qu'en
1974. L'immeuble abrite aujourd'hui le Louvre des antiquaires ainsi que des bureaux.
Les Grands Magasins du Louvre ont inspiré
Émile Zola dans Au Bonheur des Dames (1883).

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