
La carte du mur qui coupait Berlin en deux.
Difficile de ne pas se sentir concerné par le mur lorqu'on se promène à Berlin en mai 2009. Les évocations sont omniprésentes. 20 ans déjà ! Berlin est peut-être une des seules grandes capitales où les quelques ruines des temps révolus se visitent avec effroi.
Berlin n'en finit pas de revenir sur son passé tragique et, en même temps, je ressens ici, à chaque instant, dans chaque lieu, une envie extraordinaire d'avenir.
La physionomie de la ville a changé à vitesse V au cours de ces vingt dernières années. C'est peut être la meilleure façon de prendre ses distances avec l'Histoire.
Bien sûr, le mur est d'abord aujourd'hui une attraction touristique, comme le montrent les photos ci-après. Il a en quelque sorte changé de statut... de fonction, depuis 20 ans. Qui le regrettera ?
Pour les berlinois, il est le symbole d'une tragédie à oublier au plus vite.
Mais la démocratie est là, bien présente et il n'est pas inutile de commémorer.
Mais voilà, commémorer pour qui ? pour quoi ?
Il n'est pas certain que la "pédagogie du mur" soit efficace.
Il n'y a qu'à regarder du côté de la Palestine et d'Israël.
Les murs sont créés par les gouvernements contre les peuples.
Ce sont des symboles de sociétés verrouillées, qui ont peur et qui se recroquevillent sur elle-mêmes.
Les berlinois se sont accomodés de cette situation pendant des années, mais beaucoup y ont laissé leur vie, leurs espoirs.
Je pense à ceux qui ont vécu à cette époque et qui n'ont jamais vu la chute de ce mur qui a, à jamais, assombri l'horizon de leur vie.
La plaie est maintenant refermée. La porte de Brandebourg, qui était au coeur de la partition, se veut aujourd'hui être le symbole de la réunification.
Après le mur, une porte, sans portes, où passent de grands souffles d'air. On respire !
LA COMMEMORATION, 20 ANS APRES : PANORAMA SUR LES VESTIGES DE LA GUERRE FROIDE; (c) G. Morin - Berlin 2009
Merci pour cette petite lecon d'histoire et de geographie!
RépondreSupprimerOn oublie que le mur ete encore la il n'y a pas si longtemps...