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jeudi 1 avril 2010

"A CONTRETEMPS" : ROMAN DE JEAN-PHILIPPE BLONDEL (janvier 2009)


J'avais lu " It is not a Love Song " de Claudel en 2007. J'avais bien aimé. J'ai voulu continuer mon exploration de l'univers de ce jeune auteur.
Je n'ai pas été déçu par " A contretemps " (Robert Laffont, Coll. Pocket).
C'est un livre sur l'écriture et sur les rapports humains générés par la passion pour l'écriture. Je dis bien l'écriture et non la littérature.

La problématique :
Quelle est la place de l'écriture, son emprise sur nos vies, que se passe-t-il si l'écriture nous quitte ?
Entre Paris et Londres, des années 1970 à nos jours, la rencontre aussi inattendue qu'attachante d'un jeune étudiant en lettres passionné d'écriture et d'un écrivain oublié.

Une seule phrase extraite du livre : elle décrit la sensation d'un jeune garçon, le futur écrivain, qui vient d'écrire un poème que ses parents viennent de découvrir et qui les a manifestement impressionné.
" Ils m'ont appelé à table. Le repas a été bien plus silencieux que d'habitude... J'ai pensé un moment qu'ils n'étaient pas contents de moi, que je venais de révéler une maladie honteuse, mais j'ai changé d'avis au cours de la soirée. A cause de leur façon de m'observer, à la dérobée. J'ai compris qu'ils avaient peur. Oui, c'est ça, peur. Une peur mâtinée de timidité et d'incompréhension. Et puis une révérence. Cela aurait dû me toucher. Mais en fait, je m'en moquais éperdument. Je venais de découvrir quelque chose de beaucoup plus important. Tout à l'heure, en traçant les lettres, j'avais tout oublié. J'étais entré dans un  tableau, comme Mary Poppins quand elle saute dans l'image qu'a dessinée son copain sur le trottoir. J'étais entré dans un univers à moi, il y avait toutes les choses que j'avais décrites, mais elles s'organisaient différemment. Elles se plaçaient et se déplaçaient selon mon bon plaisir. A mes ordres. J'étais le maître du monde."
C'est beau non ?
Pour le compte rendu de lecture, voir mon autre blog LIVREAPART.

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