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lundi 14 juin 2010

LA BALANCOIRE : PREMIERE IVRESSE DE LIBERTE

Samedi dernier, je regardais mes jeunes nièces et leurs amies qui se précipitaient, tôt le matin, sur les balançoires situées dans le jardin. Elles étaient les enfants les plus heureuses du monde lorsqu'elles grimpaient chacune sur ces planchettes maintenues par deux cordes et deux anneaux à un portique.
Regardant cette scène particulièrement tonique, je me suis pris à rechercher dans mes souvenirs ma première expérience de balançoire.

La balançoire et la petite madeleine
Je me souviens d'une expérience assez malheureuse qui m'est arrivée dans un jardin public lorsque j'étais enfant. Il ne s'agissait  d'ailleurs pas d'une balançoire, mais d'une bascule. Pour jouer à la bascule, chacun sait qu'il faut être deux : l'un faisant contrepoids à l'autre. Et malheureusement dans mon souvenir, mais aussi dans la réalité de l'époque, l'autre, celui qui me faisait contrepoids, avait brusquement quitté sa place alors qu'il était en position basse et bien entendu, je me suis retrouvé immédiatement dans les airs, accroché par mon gilet à l'une des branches de la bascule. Le gilet, tout neuf, n'a pas résisté et je suis rentré tout penaud à la maison. Ma mère n'était pas contente, mais elle avait surtout eu peur que je me sois fais mal et j'ai été on ne peut plus vite absous de ma faute, si tant est que j'en ai commise une (ouh là, là, cette civilisation judéo-chrétienne !)
Mais peu importe, il ne s'agit pas de raconter ma vie d'enfant, mais plutôt de m'interroger sur la "fonction sociale" d'une balançoire.

Photo trouvée sur Internet

Première question : pourquoi la plupart des enfants raffolent-ils de la balançoire ?
A mon humble avis, la balançoire leur offre l'opportunité de quitter la terre ferme. Ce n'est pas une sensation si courante que cela. Et c'est ce qui fait la fortune des fêtes foraines ou des parcs d'attraction. Se balancer, c'est en effet quitter la terre ferme, délivrer ses pieds de leur fonction de support de notre corps et éprouver une sensation de liberté dans l'espace, qui s'exprime à la fois dans le rythme et l'accélération.
Certaines personnes, certainement plus savantes que les autres, considèrent également que le mouvement de balancement " nous rappelle, inconsciemment, notre plus tendre enfance lorsque nous étions dans les bras de notre maman." On sombre très vite dans la psychanalyse. Pourquoi pas ! D'ici a ce qu'on raconte que se balancer c'est rechercher l'éden originel !

La balançoire et l'apprentissage des postures du corps
La balançoire nous permet également de nous initier à des tactiques comportementales d'adaptation à des situations nouvelles. Le mouvement de balancement est en effet un déplacement du centre de gravité. Ainsi, quand on se trouve au plus haut point de ce centre de gravité on adopte fréquemment une position de repli sur soi, type position foetale ! Une fois redescendu au plus bas, nous avons tendance à nous étirer pour faciliter la relance du mouvement vers le haut. Exwceptionnel non !

La balançoire, une école du rythme vital et la découverte des limites physiques
Mais revenons au rythme même du balancement. Il est essentiel car il permet à la fois la répétition du plaisir et son amplification, en donnant des impulsions plus fortes. La balançoire offre l'opportunité aux enfants (et aux grands) de se mouvoir dans l'espace, mais aussi de mieux connaître les limites de leur corps. En cherchant à aller toujours plus haut et toujours plus vite, l'enfant découvre qu'il doit se plier à certaines contraintes physiques. Découvrir ses propres limites à travers le jeu, n'est ce pas une des pédagogies les plus efficaces. Mais je n'ai jamais eu l'occasion pendant mon cursus scolaire d'analyser le jeu des forces physiques mis en oeuvre dans le mouvement de la balançoire. C'eût été certainement passionnant.
En d'autres termes, la balançoire est une école de la vie.

La balançoire, un jeu sécurisé : je m'en vais, je reviens !
Enfin, pour les plus petits qui ne sont pas encore autonomes, se balancer permet d'échapper l'espace d'un court instant au père, à la mère ou à l'adulte accompagnateur. Le temps d'une montée dans les airs sous l'impulsion d'une grande personne donne à l'enfant l'un de ses premiers vertiges d'autonomie, même s'il ressent une certaine appréhension, il sait que très vite il retrouvera les mains sécurisantes de l'adulte. Mais ses mains l'accueilleront pour mieux relancer le mouvement de propulsion dans l'air. Très vite il passera de la sécurité retrouvée à une nouvelle ivresse de liberté dans l'espace.

Et si je vous disais que malgré les quelques décennies que je cumule, il m'arrive parfois d'avoir envie de monter sur une balançoire, sans savoir réellement pourquoi, mais certainement pour retrouver ces sensations enfantines et ludiques du "je pars, je reviens", "je pars, je reviens", "je m'envole et je repique vers le sol", "je suis libre comme l'air". La balançoire ou la première ivresse de liberté!

Si vous avez vous-même des idées ou des souvenirs de balançoire, ou même des théories personnelles, n'hésitez-pas à nous EN faire part en commentaire.

2 commentaires:

  1. 2 souvenirs :
    - celui des balancelles du Jardin du Luxembourg dans lesquelles je ne suis jamais monté et qui me faisait rêver
    - une balançoire équipée d'un godemiché et exposée à Beaubourg

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  2. Tombée d'une balançoire: épaule démise, clavicule cassée. Je n'ai aucun souvenir de la douleur mais bien celui du jeu qui l'a précédée!!

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