ACTUALITE







L'INTERET D'UN BLOG CONSISTE ESSENTIELLEMENT A ECHANGER DES IDEES, DES IMPRESSIONS ENTRE L'AUTEUR DU BLOG ET LES LECTEURS.


POUR FAIRE UN COMMENTAIRE :

- CLIQUEZ SUR COMMENTAIRES
- REMPLISSEZ LA RUBRIQUE EN TAPANT VOTE COMMENTAIRE
- SIGNEZ VOTRE COMMENTAIRE SI VOUS LE SOUHAITEZ
- DANS SELECTIONNEZ LE PROFIL, CLIQUEZ SUR ANONYME
- TAPEZ LES LETTRES INDIQUEES
- CLIQUEZ SUR PUBLIER UN COMMENTAIRE ET C'EST FAIT


- LORSQUE LE COMMENTAIRE SERA ACCEPTE PAR L'AUTEUR DU BLOG, IL SERA PUBLIE



mardi 1 juin 2010

SOIREE JAZZ-ROCK A LA HUCHE AVEC AL COPLEY : SUPER !


Extraordinaire. Rien n'a changé depuis ma dernière visite il y a... Bon cela se perd dans la nuit des temps.
Enfin si, deux changements majeurs : il n'y a plus de fumée de cigarette qui monte du caveau, les danseurs ne sont donc plus noyés dans une nébuleuse aux relans de bière et de whisky... et l'âge moyen des habitués est passé de 20 à 60 ans. En dehors de cela,  on danse toujours des rocks endiablés, professionnels, tatônnants ou chaloupés... moins de gymnastique et peut être plus de plaisir. Un excellent musicien mi-rock'n roll-boogie, mi jazz (middle) animait la soirée : le pianiste Al Copley accompagné par un bassiste et un batteur. C'était lundi, la foule n'était pas très dense, ce qui facilitait la danse. Le hic c'est que nous étions trois copains non accompagnés et que je ne pouvais pas danser pour des raisons que je tairai. Alors nous avons regardé, entendu, et même chanté un vieux rock de Big Joe Turner, repris par Bill Haley (Shake Rattle and Roll), en tapant dans nos mains. Mais il y a eu aussi des morceaux de vrai jazz (du Duke par exemple) excellemment interprétés par ce pianiste très professionnel, qui s'amusait comme un fou sous les yeux de sa femme.


 Al Copley  nous a été présenté par Michel E., qui le connaît bien

D'un seul coup une bouffée de sensations oubliées a rejailli en moi, je me retrouvai soudain au Hot Club, rue Sambin ( ne cherchez pas, ce n'était pas à Paris) à 3h du mat' avec Memphis Slim au piano, et Willie Dixon à la basse, et un copain batteur aux drums. Je me souviens de la femme de Memphis qui veillait à ce qu'on ne serve que de l'eau minérale à son homme aux doigts magiques et recourbés... Je ne suis pas nostalgique cependant. Ce qui me plait c'est de savoir que de tels lieux existent encore et qu'ils attirent du monde. Ce qui est fantastique dans ce genre de soirée "jazz rock traditionnel", c'est que tout le monde a le sourire, chacun vit son plaisir, chacun se laisse aller en rythme et dans la bonne humeur. Une vraie boouffée d'oxygène.

Quelques mots sur La Huchette
Le Caveau de la Huchette est des plus célèbres et des plus anciens club de jazz de Paris, créé par Maurice Goréguès en 1948, situé 5 rue de la Huchette, en plein quartier latin au coeur du 5e arrondissement. C'est un des lieux mythiques du jazz traditionnel à Paris.
Les lieux ont une histoire : le club est installé dans une cave qui servit d'abord de lieu de rendez-vous secret aux Templiers et aux Rose-Croix, puis aux franc-maçons.
Je me souviens d'ailleurs qu'il y a une trentaine d'années, juste à côté dans la rue, existait une magnifique librairie ésotérique avec un libraire digne de ce nom, qui connaissait tout ce qu'il y avait dans ses livres. Aujourd'hui ce doit être un de ces infâmes gargottes où les touristes panurgiques et ignares viennent se taper une merguès frites arrosée de ketchup et noyée dans des flots coca cola light.
Devenu club de jazz en 1949, le caveau accueille les plus grands jazzmen de l'époque : Lionel Hampton, Count Basie, Art Blakey, Memphis Slim, Bill Coleman, Harry 'Sweets' Edison, Rhoda Scott, Maxim Saury, Claude Luter, Georges Arvanitas, Claude Bolling, Wild Bill Davis, Marc Laferrière, Boris Vian... En dehors de Count Basie et de Boris Vian, je les ai tous vus en concert, pas ici bien sûr, sauf Laferrière.

Le Caveau de la Huchette est aujourd'hui la propriété du vibraphoniste français Dany Doriz.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire