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dimanche 28 novembre 2010

PREMIERES IMPRESSIONS A CHAUD SUR LE "HOUELLEBECQ"



Ouf, j'ai enfin terminé le Houellebecq ! "Enfin", car c'est un livre assez long, mais qui se lit aisément, et surtout parce que c'est un livre extraordinairement lucide sur notre monde contemporain, ou du moins sur certains aspects de ce monde.
Cette acuité quasi-scientifique de l'auteur génère un descriptif affligeant de nos us et coutumes. C'est un livre sur la stupidité et l'absurdité des choses. L'argent est le thème sous-jacent de l'ouvrage, c'est la gangrène qui pourrit tout et qui sème la mort et la désolation sur une société qui se détruit à petit feu.
" De manière plus générale on vivait une période idéologiquement étrange, où tout un chacun en Europe occidentale semblait persuadé que le capitalisme était condamné, et même condamné à brève échéance, qu'il vivait ses toutes dernières années, sans que pourtant les partis d'ultra-gauche ne parviennent à séduire au-delà de leur clientèle habituelle de masochistes hargneux. Un voile de cendres semblait s'être répandu sur les esprits." op. cit. p.396

Je dois avouer que c'est la première fois que je vais jusqu'au bout d'un livre de Houellebecq, livre de 428 pages quand même. J'en sors avec l'haleine pâteuse, dehors le ciel est gris, je regarde avec une certaine distance les objets que je côtoie quotidiennement, bref je me sens mal à l'aise.
Un seul espoir, que la forêt envahisse tout !

Difficile d'émettre un avis sur un livre qui nous montre ce que nous sommes, en nous confrontant à une réalité disséquée, décryptée, décomposée.

L'art du romancier ne fait aucun doute, car il ne s'agit pas d'une étude de mœurs mais bien d'un roman qui décrit l'histoire d'une vie, de rencontres, de destins croisés, de meurtres avec un sens de l'intrigue et du rebondissement qui captive le lecteur jusqu'à ce qu'il découvre que derrière les comportements des acteurs, il y a toujours... l'argent.

Une phrase : "C'est curieux, on pourrait croire que le besoin de s'exprimer, de laisser une trace dans le monde, est une force puissante; et pourtant en général ça ne suffit pas. Ce qui marche le mieux, ce qui pousse avec la plus grande violence les gens à se dépasser, c'est encore le pur et simple besoin d'argent." op. cit.p.45

Amer constat !

2 commentaires:

  1. Il faudrait que je me donne le courage de le relire car j'ai vraiment très apprécié !

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  2. Pourquoi pas ?
    Mais si je n'ai pas été totalement séduit par le livre, il n'en demeure pas moins que je le classe dans les romans originaux et de qualité.
    Disons que je n'ai pas éprouvé de véritable jouissance littéraire à sa lecture. Pour moi ce livre relève de ce que j'appelle la "littérature ironique". Il en faut bien sûr, elle est nécessaire !
    Encore une fois, il faut tenir compte des conditions de lecture, de l'environnement, de l'état d'esprit du lecteur à un moment T etc.
    Je m'interroge toutefois sur la pérennité de ce livre sous un angle purement littéraire. Houellebecq est-il un nouveau Voltaire ? (Bon cette question est vraiment débile !)

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