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mardi 23 novembre 2010

PROMENADE JOUISSIVE DANS LES SOUS-FONDS DE LA VILLE CAPITALE



En sortant de chez soi, il faut emprunter les passages pour piétons, il faut attendre que le feu vous autorise à passer, il faut ensuite s'engouffrer dans un sous-sol glauque, lugubre et insalubre où vos congénères, cavalant par milliers comme des fourmis aveugles, vous bousculent ou vous ignorent.  Ensuite, il faut payer en utilisant des robots jaunasses capricieux et omnipotents, puis passer dans des trieuses de couleur acier qui vous enserrent comme des vaches qu'on conduit au corral. Puis il faut se poster sur un quai en prenant garde qu'un fou ne vous projette pas sur les rails et attendre et attendre encore, sous les quolibets d'une tribu d'avinés hirsutes, qu'une rame se présente et vous absorbe tel un brochet happant un gardon ou une perche. Là vous êtes concassé, torturé, compressé comme un suppositoire dans une paroi anale par des individus apparemment de la même espèce que la vôtre mais qui n'ont pas l'air content de vous voir et de partager le même espace confiné que vous. Parfois, le métro s'arrête brusquement en plein tunnel, et vous vous retrouvez sans le vouloir au milieu des seins pneumatiques d'une grosse ménagère qui vous insulte en rajustant sa perruque ou bien le menton glissant sur le gel capillaire d'un adolescent sirotant une red bull, tétanisé sous son casque par les outrances subsoniques d'un rap mortifère. Personne ne sait réellement pourquoi le métro reste planté là,  personne ne vous dit rien, les effluves montant des corps transpirant de vos congénères commencent bientôt à vous asphyxier progressivement comme une marée montante, mélange d'odeurs de frites, d'essence de muguet du Japon, de relents de tabac froid, de graisse de vidange, d'haleines aux oignons et aux poireaux et de culs mal lavés... L'expulsion du wagon prend soudain des allures de salut éternel. Mais erreur! Vous êtes parachuté malgré vous dans un monde souterrain, éclairé par des néons fatigués, où se croisent, se recroisent et se décroisent des bipèdes tantôt survoltés, tantôt somnambules, qui semblent chercher une issue improbable à leur destin fétide... Vous escaladez bientôt, à toute vitesse, les marches de métal crasseux d'un escalier dit mécanique, en panne depuis un demi siècle,  pour arriver enfin à l'air impur de la rue gorgé de CO2, de méthane, d'effluves de pisse et d'exhalaisons de poubelles encrassées.
Miracle, vous êtes à Paris !
En fait, j'adore Paris, mais de temps en temps il faut bien pousser un coup de gueule !


4 commentaires:

  1. Joli coup de gueule! Mais préfèrerais-tu cela:

    Le code est long, mais va voir cette vidéo!

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  2. OK je vais voir cette vidéo illico. Merci.

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  3. Bonjour Pichenette,
    Curieux, mais le code a soudain disparu de ton message Pichenette et je n'ai pas pu voir la video. Peux tu me le redonner par e-mail ?
    D'avance merci.

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  4. Mon cher Papa,
    Tous les matins et tous les soirs je me dis la même chose... 40 minutes de métro coincés comme des sardines. On comprends que les gens deviennent agressifs.
    Vive la campagne!

    Olivia

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