Il fait bon flaner dans les ruelles de la Ciutat Vella. Le soleil d'octobre fait briller les dalles plusieurs fois centenaires des rues, les murs, de temps en temps, prennent des allures de musée d'Art moderne, ils s'animent, il s'enflamment, ils rayonnent, ils chantent et partout des passants qui prennent leur temps, semblant savourer cette atmosphère si particulière, vivants enracinés dans la cité, refaisant sans cesse les gestes de leurs ancêtres dans les instants infinis de l'histoire.
Pas une petite place sans un café et un musicien, pas une échoppe sans un commerçant attendant le chaland. L'un promène son chien, l'autre porte un sac sur son dos, pendant que deux gamins se courent après en hurlant. Ici l'on discute de tout et de rien, là on lit son journal, là encore on s'affaire à je ne sais quoi de très important ... Bref cette ville vit d'une vraie vie avec les bruits caractéristiques des villes du sud, voix tonitruantes et chantantes, talons qui martèlent les pavés, scooters qui n'en finissent pas de décoller, guitare timide, tambourin frondeur, oiseaux verts gazouillant dans les arbres d'une placette, mais aussi fortes odeurs d'huile d'olive et de fruits de mer, d'égout et de poubelles mal fermées, ou encore merveilleux parfum de femme qui enchante l'atmosphère, tandis qu'un vieux valencien s'évertue de tirer les dernières bouffées de son cigare moribond. J'aime cette vieille ville.
Toutes les photos ci-dessous sont sous (c) G. Morin - 2012 Valence - Reproduction interdite
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