ACTUALITE







L'INTERET D'UN BLOG CONSISTE ESSENTIELLEMENT A ECHANGER DES IDEES, DES IMPRESSIONS ENTRE L'AUTEUR DU BLOG ET LES LECTEURS.


POUR FAIRE UN COMMENTAIRE :

- CLIQUEZ SUR COMMENTAIRES
- REMPLISSEZ LA RUBRIQUE EN TAPANT VOTE COMMENTAIRE
- SIGNEZ VOTRE COMMENTAIRE SI VOUS LE SOUHAITEZ
- DANS SELECTIONNEZ LE PROFIL, CLIQUEZ SUR ANONYME
- TAPEZ LES LETTRES INDIQUEES
- CLIQUEZ SUR PUBLIER UN COMMENTAIRE ET C'EST FAIT


- LORSQUE LE COMMENTAIRE SERA ACCEPTE PAR L'AUTEUR DU BLOG, IL SERA PUBLIE



mardi 20 mars 2012

CLAUDE SIMON - L'ACACIA - CHAPITRE 7 - MES IMPRESSIONS DE LECTURE

L'Acacia - Chapitre 7 - 1982 - 1914

Ce chapitre est certainement l'un des plus complexes car les glissements dans le temps et dans l'espace opérés par l'auteur constituent autant de ruptures, de basculement qui déroutent le lecteur. Mais précisément c'est cette impression de confusion et de continuité dans les ruptures que cherche Simon.

  • Contraste entre le présent et le passé
Extension dans le temps d'abord. La première description nous laisse imaginer un coucher de soleil. Dans sa description Simon fait appel à ses artifices favoris celui de l'échancrure, de la faille et celui de la rétractation. Il décrit une matière en évolution et extraordinairement colorée, en jouant avec une très riche palette de couleurs :

Simon part d'un présent contrasté, qui se situe en 1984 alors que le jeune étudiant en cubisme est devenu presqu'un vieil homme, qui oppose les lumières d'un somptueux coucher de soleil à celles d'une ville où règne " une stérile, aveugle et incohérente agitation " (p. 206).

  • Unicité des lieux, permanence du temps
Il y a cependant cette maison, lieu unique, qui constitue un " ilot " dans la vieille ville, "une sorte de lieu épargné, préservé dans l'espace et dans le temps ". Dans cette maison se son succédées différentes situations :

- la vie de jeune fille de la mère de cet

- l'enfance de cet homme également, avec les deux femmes qui veillaient sur lui.

L'homme n'est revenu qu'occasionnellement dans cette maison dont il a hérité de la moitié. Il en avait vendu cette moitié, fuyant la vie bruyante de la ville, et il se retira dans une autre maison dont il avait hérité également, située à la campagne, celle-là même où avait vécu le vieux patriarche, celle-là où un lointain ancêtre s'était fait sauter la cervelle, celle-là encore où avait fait irruption un jour ce que Simon appelle " cette chose, qui dans sa crudité, sa brutalité, était venue les agresser ". Cette chose c'était la guerre, celle de 1914. Cela s'était passé il y a soixante huit ans. C'était loin maintenant.

C'est dans le chambre de cette maison que les femmes " avaient vu partir pour ne jamais revenir l'homme qui était entré dans la famille pour ainsi dire par effraction..." (p. 209) Cet homme qui s'en est allé " quelque part au coin d'un bois ou d'un champ de betteraves à la rencontre d'un morceau de métal." Les mots sont forts, ils mettent en évidence l'absurdité de cette guerre, l'absurdité de cette mort.

Simon, en milieu de phrase nous replonge en 1984 sur la plage. Il décrit à nouveau cette vie trépidante et factice qui dénature l'espace. Puis, nouveau glissement dans le temps, nous nous retrouvons sur cette même plage, à l' époque de la guerre, soixante huit ans plus tôt. La scène décrite est celle d'une femme, descendue du tramway qui avance petit à petit dans la mer, tout habillée en criant. Cette phrase annonçait la mort du capitaine !

Retour dans la maison de campagne, dans la pièce où l'homme et les deux femmes sont assises.

  • Ruptures et basculement : la mort
Nouveau glissement dans le temps : à cent vingt ans d'intervalle la triple agonie :
- celle de la femme qui apprend qu'elle est "morte" ce jour là en apprenant la mort de son mari,
- la mort d'un premier homme, en uniforme avec bicorne,
- la mort d'un second à la barbe carrée, la détonation...

Puis, nouveau glissement,  le départ à la guerre du capitaine... et le basculement : " l'homme, équipé pour la guerre, barbare, dans sa tunique sombre, botté, sanglé de cuir, posant la main sur l'épaule de cette statue, de cette colonne surmontée d'un impassible masque rituel et qui semblait déléguée là, à cet instant précis où sa vie à lui basculait..." (p. 216)

  • Mes impressions
Mes impressions, il faut l'avouer sont diffuses. D'une part l'idée d'un recommencement sans fin des situations tragiques, la mort, la guerre, de l'autre cette permanence, cette éternité des lieux. Un rapport entre l'espace et le temps qui induit sinon des similitudes, du moins des ruptures, des brisures dans les vies des hommes, des femmes des enfants.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire