ACTUALITE







L'INTERET D'UN BLOG CONSISTE ESSENTIELLEMENT A ECHANGER DES IDEES, DES IMPRESSIONS ENTRE L'AUTEUR DU BLOG ET LES LECTEURS.


POUR FAIRE UN COMMENTAIRE :

- CLIQUEZ SUR COMMENTAIRES
- REMPLISSEZ LA RUBRIQUE EN TAPANT VOTE COMMENTAIRE
- SIGNEZ VOTRE COMMENTAIRE SI VOUS LE SOUHAITEZ
- DANS SELECTIONNEZ LE PROFIL, CLIQUEZ SUR ANONYME
- TAPEZ LES LETTRES INDIQUEES
- CLIQUEZ SUR PUBLIER UN COMMENTAIRE ET C'EST FAIT


- LORSQUE LE COMMENTAIRE SERA ACCEPTE PAR L'AUTEUR DU BLOG, IL SERA PUBLIE



lundi 21 mai 2012

MARGUERITE DURAS : " UN BARRAGE CONTRE LE PACIFIQUE "

J'ai été fasciné par ce roman, par sa rudesse, par son intensité, par ces personnages paumés qui s'accrochent les uns aux autres, jusqu'à l'éclatement. J'apprécie tout particulièrement l'atmosphère du livre, celui de l'Indochine coloniale, des rizières, de la pluie, de la mer, de Saïgon. Tout un monde aujourd'hui disparu, un monde où il faut lutter pour survivre.


Roman dur, roman sans concessions, roman moderne. Une écriture différente, qui surgit avec vivacité d'on ne sait où et qui parfois se brise ou tombe dans le vide.

J'avais une puissante envie de lire ce livre depuis plusieurs années. A chaque fois la lecture en avait été repoussée pour diverses raisons, sans grande importance. Cette fois-ci après un voyage à Trouville, devant l'Hôtel des Roches Noires, j'ai décidé de me lancer à la découverte des romans de Marguerite Duras... et des films aussi.

J'ai donc commencé par « Un Barrage contre le Pacifique ».

J'avais été fasciné par le Vietnam, lors de mon voyage en 2007. Je m'attendais à être fasciné également par le livre dont l’action se passe en Indochine. Mais la fascination, pour autant qu'elle existe, n'est pas du même ressort que celle éprouvée lors de mon récent périple. D’un côté l’appel de l’exotisme, le sourire des vietnamiens, la beauté des paysages, de l’autre la réalité d’une famille désemparée, miséreuse, spoliée au sein d’une société coloniale profiteuse et sans pitié pour les faibles.

Dans " Un barrage ", Marguerite Duras décrit des tranches de vie d’une cellule familiale à trois, comprenant la mère, le fils et la fille, en 1931 dans le sud de l'Indochine. Ces trois personnages vivent dans un bungalow, sur une concession achetée par la mère avec ses économies. Cette concession s'est avérée incultivable dès la première année, la mer envahissant la quasi totalité des terres chaque année. Aucune culture n'est possible, sauf si l'on construit un barrage. Ca c'est le décor.


Mais ce qui fait la force de ce roman c'est la relation entre les trois personnages qui sont à la fois viscéralement unis, mais qui cherchent tous les trois à s’arracher de cette vie miséreuse, par différents moyens.

Aucun des trois n'est réellement "sympathique", ni la mère, qui lutte de manière désespérée contre l'injustice dont elle et ses enfants ont été victimes, ni le fils révolté et hargneux, obsédé par les autos et par les phonographes, adulé par sa mère et par sa sœur et à la recherche d’une femme qui lui apportera amour et richesse matérielle, ni enfin la jeune Suzanne, fascinée par son frère, mi-enfant, mi-jeune femme qui découvre son corps et son pouvoir naissant sur les hommes et sur ce qu’ils peuvent lui apporter à elle et à sa famille.

Bien sûr, cette histoire Marguerite Duras l’a vécue, en partie, c’est pourquoi elle en parle avec une grande vérité. Elle décrit avec force et dureté la vie de cette famille pauvre, à la dérive, qui finira par éclater en laissant des traces indélébiles chez la jeune fille.

Un lien entre ce roman et l'Amant, écrit bien plus tard, permet de jeter un autre regard sur cette tranche de vie de la jeune Marguerite : la découverte de l'amour et de la séduction.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire